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lundi 17 juillet 2017

Harry Potter : théories, Albus Dumbledore et la prophétie

Pour beaucoup, Harry Potter c’est 420 millions d’exemplaires vendus sur 140 pays – ce succès faisant de l’auteur, J.K Rowling, la première écrivaine milliardaire – et 6,37 milliards de dollars dans les salles de cinéma du monde entier (dont 4,36 milliards en dehors des USA) mais pour les fans – que l’on appelle "Potterhead", Harry Potter c’est "notre" monde, notre confident, celui qui nous a aidé à traverser des moments difficiles. Cette saga – tant littéraire que cinématographique – nous a fait rêver pendant près d’une décennie. Elle représente une bonne partie de notre vie. 


Entre théories, les spécificités de Dumbledore et explication de la prophétie liant Harry à son ennemi juré Lord Voldemort, cet article s’adresse aux fervents admirateurs du jeune sorcier à lunettes et du monde magique – tous deux nés de l’esprit de J.K Rowling.

I. Théories 


Eh oui ! Comme pour beaucoup d’œuvres, celle imaginée par Joanne Rowling a droit à son lot de théories. Certaines sont plus solides que d’autres, et c’est de ces dernières dont il sera question ici. Bien évidemment, ces théories ne restent que des théories. Elles ne sont pas nécessairement vraies, mais méritent notre attention. Elles sont beaucoup à tourner sur le Web c’est pourquoi je n’en ai sélectionné que quatre d’entre elles

1. La théorie des Trois Frères 

Que vous ayez seulement lu les livres ou juste vu les films, la théorie reste la même. Vous souvenez-vous dans Les Reliques de la Mort (1ère partie) lorsque Hermione lit le « Conte des Trois Frères » à haute voix ? La théorie qui va suivre est directement liée à ce Conte
Pour rappel, il s’agit d’une histoire dans laquelle trois frères – les Peverell -  ont utiliser la magie pour faire apparaître un pont et franchir une rivière. Arrivés au milieu de ce pont, la Mort elle-même apparaît en face d'eux. Celle-ci était en colère que les frères puissent traverser la rivière sans mettre leur vie en danger. Cependant, au lieu de leur faire savoir son mécontentement, elle prit une attitude généreuse en offrant un cadeau à chacun des frères. L'aîné demanda une baguette tellement puissante qu'il ne pourrait jamais perdre un duel. La Mort lui fit ce cadeau en détachant une branche de sureau – ce qui donna la baguette de Sureau. Le cadet, quant à lui, demanda de pouvoir déjouer la Mort une seconde fois avec une pierre capable de ressusciter les morts. Enfin, le plus jeune des trois – et le plus humble – demanda tout simplement un moyen de se déplacer sans être vu par la Mort : il reçut la cape d'invisibilité, appartenant à la Mort.
Au fil des années, les trois frères prirent des chemins différents. L'aîné a pu remporter de nombreux duels grâce au cadeau que lui avait fait la Mort. Mais à force de vantardise sur les mérites de sa baguette, il fut assassiné dans son sommeil par un sorcier jaloux de son pouvoir. L'assassin lui vola ensuite sa baguette magique. Le cadet était fou de chagrin d'avoir perdu sa fiancée juste avant leur mariage. Il utilisa alors la pierre de résurrection pour la ramener à la vie... Mais elle n'était pas totalement libre du royaume des morts et ne pouvait réellement vivre à nouveau. Fou de douleur, il se suicida. Ceci étant la seule façon de rejoindre réellement celle qui aurait dû être son épouse. Le benjamin, lui, échappa longtemps à la Mort – qui le cherchait sans relâche – grâce à la cape d'invisibilité. Arrivé à la fin de sa vie, il arrêta de se cacher, légua la cape à son fils et salua finalement la Mort comme une vieille amie pour rejoindre le royaume des morts.

Venons-en maintenant à la théorie. Rogue, Harry et Voldemort seraient les réincarnations mêmes des trois frères. A noter que Harry et Voldemort ont un lien de parenté – éloigné bien sûr – avec deux des frères. Rogue serait lié au cadet, fou de chagrin lorsque sa bien-aimée – Lily fut tuée par le Seigneur des Ténèbres et n’a jamais cessé de l’aimer.  Voldemort souhaite devenir le magicien le plus puissant du monde, à l’image du frère demandant la Baguette de Sureau.  Et Harry, lui, serait donc lié au plus jeune des frères, qui a évité la mort de nombreuses fois avant de finalement y succomber (et y revenir). En parlant de ça, qu’est-ce qui accueille Harry à King’s Cross après avoir été tué par Voldemort dans la Forêt Interdite ? Dumbledore bien sûr ! Cela ne vous a jamais étonné ? 


2. Dumbledore est la Mort

Cette théorie est dans la continuité de la précédente. En effet, Dumbledore avait en sa possession les trois Reliques (la Cape qu’il a transmis à James avant de la remettre à Harry dans L’école des Sorciers, la baguette de Sureau qu’il a gagné lors de son duel contre Grindewald en 1945 et la Pierre de Résurrection qu’il a légué officieusement à Harry, celle-ci étant dissimulé dans le Vif d’Or attrapé par Potter dans le premier tome/film). Cela ferait de lui le Maître de la Mort. Vous ne croyez pas en cette théorie ? Alors comment expliquez-vous qu’Albus se retrouve à King’s Cross avec Harry ? Cette théorie a beau être délirante, il faut avouer qu’elle sème le trouble dans nos esprits. En outre, je précise que J.K Rowling l'a validée. 
- "Quelle est votre théorie de fan préférée ?"
- "Dumbledore est la Mort. C'est une théorie magnifique et elle est cohérente."

3.  Le Lien Fraternel

Celle-là est sans doute la plus clivante. Soit on l’accepte et on la défend, soit on la rejette. En cela, je trouve qu’elle est intéressante car il s’agit de la plus discutée autour de la communauté de fans.

En fait si l’on en suit la théorie, Hermione serait la sœur d’Harry. Elle aurait été cachée à la naissance et adoptée par les Granger. Dumbledore ainsi qu’un nombre restreint de sorciers – dont Hermione elle-même – seraient au courant de sa véritable identité.

J.K Rowling avait déclaré en interview : "Il y a une chose...une chose au cœur de toute l’histoire, une chose qui explique tout. Certains ont presque deviné de quoi il s’agit... Je ne peux plus revenir en arrière désormais, tout est construit dans ce but et j’ai laissé plein d’indices." Ainsi, pour un certain nombre de fans, cette "chose qui explique tout" serait cette théorie du Lien Fraternel.

Si Hermione a également le sang de Lily, ça impliquerait qu’elle occupe un rôle un rôle majeur dans la protection de Harry. N’oubliez pas que le sacrifice de Lily a offert une protection à Harry, empêchant Voldemort de pouvoir le tuer. Les événements de L’école des Sorciers et de La Coupe de Feu permettent d’appuyer davantage cette théorie. À la fin du premier film, Voldemort ne peut pas toucher Harry, et Hermione n’est pas loin. Dans le quatrième en revanche, Voldemort est capable de le toucher. Il pense que c’est parce qu’il vient de prendre son sang mais cela pourrait aussi être dû au fait qu’Hermione n’est pas là pour le protéger.
Par ailleurs, la théorie repose sur d’autres arguments tel que le comportement qu’ils ont l’un envers l’autre. Vous avez dû remarquer que dès le début de la saga, Hermione se montre très protectrice envers Harry. On peut sentir qu’ils sont profondément attachés l’un à l’autre, il leur arrive même de deviner ce que l’autre pense, tandis que Ron est à côté de la plaque. C’est une relation qui peut être vue comme beaucoup plus qu’une simple amitié, sans pour autant être de nature amoureuse.
L’autre argument est davantage lié à la genèse du premier livre, qu’aux films eux-mêmes. Selon les brouillons de J.K Rowling, le premier nom de famille qu’elle avait donné à Hermione était "Puckle". Elle devait donc avoir les mêmes initiales qu’Harry : H.J.P. Harry James Potter et Hermione Jean Puckle. D’autre part, "puckle" en anglais signifie « une arme miniature, secrète ». Quand on sait que Rowling avait l’habitude de donner aux personnages des patronymes qui les définissent, il est évident qu’Hermione était décrite dès le départ comme ayant un rôle primordial tout au long de l’histoire

4. Voldemort souhaitait prendre l'apparence d'Harry

Pour ma part, il s’agit de la théorie la plus probable. D’après elle, après avoir tué Harry dans La Coupe de Feu, le Seigneur des Ténèbres avait prévu de se faire passer pour lui. Sinon, pourquoi le portoloin utilisé par Harry et Cédric était-il prévu pour un aller-retour ?
C’est un fan qui a mis en avant cette théorie, loin d’être inintéressante. Il aurait avancé l’idée que le portoloin était sans doute prévu pour Voldemort, lui permettant de pénétrer à Poudlard avec ses mangemorts sans difficulté. Seulement, souhaitant maintenir sa résurrection secrète, prendre l’apparence d’Harry serait beaucoup plus judicieux puisque personne ne se méfierait. En tant que champion du Tournoi des Trois Sorciers, il serait alors amené à être en contact avec Dumbledore, le ministre, et de nombreux éminents sorciers. Le plan de Voldemort apparaît alors : prendre l’apparence de Harry grâce au Polynectar. Pour cela, Voldemort n’avait pas seulement besoin du sang d'Harry, il avait besoin de son statut de héros. De plus, s'introduire à Poudlard lui aurait également donné du temps pour chercher un objet appartenant à Godric Gryffondor, le seul fondateur dont il n’a pas trouvé de reliques à transformer en Horcruxe.

Le seul défaut que l’on peut retirer à ce plan, c’est que Voldemort n’aurait jamais pu tromper Ron et Hermione. Cela met en avant sa plus grande faiblesse : son incompréhension face à l’amitié et à l’amour – plus généralement. 


II. Albus Dumbledore 



Je pense que nous sommes tous d’accord pour reconnaître qu’Albus Dumbledore est un excellent sorcier, un stratège hors pair à qui l’on doit notamment la – deuxième – chute de Lord Voldemort lors de la grande bataille de Poudlard. Ainsi, si ses talents de sorciers ne peuvent être critiqués, il faut néanmoins avouer que Dumbledore était un piètre directeur. Pourquoi ? Tout simplement parce que ses préoccupations personnelles passaient avant ses obligations professionnelles.



Le rôle d’un directeur dans le choix de ses professeurs est – à mon sens – de prendre en compte la personnalité du futur professeur et de vérifier que celui-ci sera apte à faire avancer l’ensemble de la classe vers un niveau supérieur – de magie en l’occurrence. Pourtant, lorsque Dumbledore nomme ses enseignants, il ne semble pas prendre en compte les capacités pédagogiques de ceux qui vont être amenés à devenir les précepteurs des élèves de Poudlard. Au contraire, ses choix d’enseignants visent simplement à servir ses plans.


Comme vous avez pu le constater, le niveau des enseignants à Poudlard est loin d’être excellent. Bien sûr, certains font exception, comme Flitwick et – éventuellement – McGonagall. Mais la plupart se trouvent là pour des raisons pédagogiquement obscures.

Pour illustrer mes propos, prenons l’exemple suivant : Dumbledore choisit le professeur Trelawney comme professeur de divination juste parce qu’elle est celle qui lui annonce la venue de celui qui vaincra Voldemort et qu’il est plus prudent de la garder à l’abri à Poudlard. D’autre part, il choisit de maintenir Rogue au poste de professeur de potions qui, bien qu’il soit sans nul doute le meilleur dans sa matière, traite ses élèves d’une manière intolérable.

En dehors de tout cela, ses plus grosses erreurs et ses choix les plus discutables se font lors de la nomination de Hagrid au poste de professeur de soins aux créatures magiques et pour la plupart des nominations de défense contre les forces du Mal. Alors oui d’accord, Dumbledore a du mal à trouver des professeurs de qualité pour un tel poste : rappelons-nous que la position est maudite depuis que Jedusor s’y est vu refuser l’accès et que trouver un nouveau professeur tous les ans ne doit pas être facile. Mais il n’empêche que le directeur nomme les professeurs en dépit du bon sens ou à des fins personnelles.



  1. Concernant le professeur Quirell : Dumbledore, grand directeur, est supposé savoir ce qui se passe dans son école. Il doit connaître cet enseignant qui agit sous ses yeux depuis des années, être au courant de son penchant pour la magie noire, cerner la personnalité de celui-ci. Mais non, il le nomme au poste le plus proche de ce qui pourrait le faire défaillir. Il ne s’interroge pas non plus sur le comportement étrange de Quirrell, ce soudain port de turban, son désir manifeste de s’emparer de la pierre philosophale dont Rogue a déjà dû l’avertir.
  2. Concernant Lockhart : Comment Gilderoy peut-il obtenir ce poste, alors qu’il n’est, de manière évidente, qu’un charlatan ? Tout le monde le sait, manifestement, à quelques exceptions près qui sont plus aveuglées par sa beauté que par son habilité à mentir. On ne cesse de nous répéter à tort et à travers qu’il est douteux qu’il ait accompli la moité de ce qu’il dit et ces doutes se révèlent exacts. Dumbledore a encore du choix parmi les professeurs potentiels (la preuve avec les tomes [et films] à venir), alors pourquoi choisir Lockhart qu’il sait incapable d’enseigner la DCFM aussi bien que quiconque ?
  3. Concernant Lupin : Bien qu'il s'agisse du meilleur professeur de DCFM que Dumbledore
    pouvait nommer, ce choix n'est pas dû au hasard. Lupin devient professeur comme par hasard lorsque Sirius s'évade d'Akaban. Pour la deuxième fois, Dumbledore nomme un professeur dans un but autre que de le voir enseigner. Une fois de plus, Harry, son avenir et sa sécurité, ne sont pas totalement étrangers à sa décision. Car qui doit-être protégé de Black, sinon lui ? Qui a intérêt à voir Sirius protégé, sinon Harry ?
  4. Concernant Maugrey : Mais pourquoi donc Dumbledore irait sortir un ancien membre de l’Ordre de sa retraite d’Auror ? Un sorcier qu’on dit fou et clairement paranoïaque. Sauf que cette année-là, un grand événement a lieu à Poudlard.  En outre, un ancien mangemort amène avec lui tout un groupe de ses meilleurs élèves, éduqués dans une institution réputée pour sa bienveillance envers la magie noire. Il n’en faut pas plus à Dumbledore pour s’assurer qu’un sorcier extrêmement compétent en la matière soit à Poudlard.
    La présence de Maugrey au château pendant le tournoi des trois sorciers pourrait presque être une mesure de sécurité supplémentaire pour les champions. Il s'agit-là de la troisième nomination consécutive dans un but autre que la qualité de l’enseignement. Le fait que Dumbledore soit attaché à Harry n'est pas étranger à ce choix car à qui d'autres les mages noirs pourraient en vouloir si ce n'est Harry lui-même ? *Plutôt malchanceux ce Harry*
  5. Concernant Ombrage : Bon, là c'est un cas particulier car Dumbledore ni est pour rien. C'est le ministère qui la nomme professeure. Cependant, si elle obtient ce poste, c’est qu’il ne trouve personne d’autre et que le ministère en profite pour mettre le pied à Poudlard. La vérité c'est que le directeur néglige sans doute ses obligations. Il est beaucoup plus occupé à vouloir mener Voldemort vers une fausse piste (la prophétie n’apprendrait rien de véritablement dangereux à Voldemort). Il voyage de-ci, de-là, se mettant sans doute à la chasse aux Horcruxes à cet instant. Dans l'Ordre du Phénix, nous voyons toute l'étendue de l'incompétence de Dumbledore en tant que directeur alors qu’il part dans sa quête personnelle et abandonne littéralement l’école. *Je dis ça, mais au fond je l'aime bien notre petit Dumby*
  6. Concernant Rogue et Slughorn : Ne pouvant se permettre de perdre Rogue, Dumbledore décide de le nommer au poste qu'il convoite tant : professeur de DCFM. Le poste de professeur de potion doit être vacant pour pouvoir y nommer Slughorn. Rogue est toujours un mauvais professeur en ce qui concerne sa pédagogie et il est sans doute moins compétent en DCFM qu’en potions. Mais le directeur a besoin du souvenir contenant l’information exacte sur le nombre d’Horcruxes de Jedusor. 
    Pour la dernière fois, il nommera un professeur, non pour les élèves, mais pour ses propres besoins, sa propre quête, sa propre mission. Mission qui deviendra celle de Harry.
Croyez-moi, c’est difficile d'avouer cela mais Lucius et Drago Malefoy avaient en quelque sorte raison lorsqu’ils affirmaient que la nomination de Dumbledore au poste de directeur était l’une des pires choses qui soient arrivées à Poudlard. *On va m'attaquer à coup de Stupéfix pour avoir dit ça* 
Albus néglige sa tâche, il ne se sert de ce poste que pour protéger, éduquer et façonner Harry en l’arme qu’il doit devenir contre Voldemort. Il profite de sa position pour mener ses propres recherches, mais abandonne ce même poste lorsqu’il estime qu’il ne lui est d’aucune utilité (tome [et film] 5).

Dumbledore est un grand sorcier, mais ce n’est pas un grand directeurPeut-être aurait-il mieux valu qu’il occupe le poste de garde-chasse aux côtés de Hagrid, ou qu’il aide son frère à la "Tête de Sanglier". Il aurait pu ainsi mener sa quête sans problème, garder un œil sur Harry, fouiner... Il aurait pu assurer à lui tout seul la sécurité de Poudlard, des élèves, de Harry (comme dans sa position de directeur) sans avoir la moindre influence sur l’enseignement. Pour le plus grand bien.

III. La prophétie


Cette prophétie est connue des lecteurs dans le cinquième tome [l’Ordre du Phénix]. Son énoncé est le suivant :
Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois... *Suspens !*

Cette prophétie a été faite par le professeur Trelawney à Dumbledore à la "Tête de Sanglier". Severus Rogue, alors Mangemort, a également entendu une partie de cette prophétie et ira la rapporter au Seigneur des Ténèbres.
Le nom de l'enfant concerné sur le globe de la prophétie a d'abord été marqué par un point d'interrogation : il pouvait s'agir de Harry ou de Neville, tous deux étant nés fin Juillet et leurs parents respectifs ayant défié Voldemort par trois fois.

Voldemort a utilisé le sang de Harry pour revenir à la vie. Grâce à ça, le sort de Lily protégeant Harry est toujours actif, en Voldemort. Selon Dumbledore (ou du moins son esprit), la signification de la prophétie serait donc : Harry ne pourra pas mourir tant que Voldemort vivra.
On en a la confirmation lorsque Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom lance un Avada Kedavra sur Harry : l’Horcruxe qui était en Harry est détruit, mais ce dernier survit...

Je vais maintenant revenir un peu plus en détail sur la prophétie et sur comment a-t-elle été réellement enclenchée.

La première question qui peut se poser est : Pourquoi Harry et pas Neville ? *Bah déjà cette question ne se pose pas. Ça aurait été moins cool avec Neville comme héros* Et pourquoi eux ? Car dans la suite de la prophétie on a "il sera né lorsque mourra le septième mois..." et "le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal" ce qui explique qu'en fait, c'est véritablement Voldemort qui "selle" la prophétie en s'en prenant à Harry car il fait – en plus – partie des trois personnages nés ce mois-ci, donc susceptibles d'être les concernés. Voldemort voyait en Harry (et Lily et James) une réelle menace, il s'en est donc pris à eux. Ainsi, en choisissant de s’en prendre à la famille Potter, Voldemort déclenche lui-même cette fameuse prophétie. C’est lui qui marque Harry comme son égal et qui lui transmet un pouvoir que lui-même (Voldemort) ignore. *Qu'il est con ce Voldemort*

Il faut savoir que lorsque Rogue entend la prophétie faite par Sibylle Trelawney, il n’en entend qu’une partie. S’il l’avait écoutée dans son intégralité, je pense que le Seigneur des Ténèbres n’aurait peut-être pas pris le risque d’agir. Car s’il ne s’était pas attaqué à Harry – ni à personne d’autres – la prophétie n’aurait jamais été réalisée puisque Harry n’aurait eu aucun pouvoir lui permettant de vaincre Voldemort (l'Amour, transmis par Lily Potter lorsqu'elle se sacrifia pour son fils). Sans le savoir donc, Tom Jedusor déclenche lui-même la prophétie en décidant de tuer les Potter.

"Aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit..." signifie qu'aucun des deux n'aura de repos tant que l'autre est vivant. *Mais ça je pense que vous l'aviez compris en fait*
 Harry le sait depuis le début, c'est à lui qu'importera la tâche de tuer Voldemort, tout le monde s'en doute. D'une autre part, Voldemort survit plutôt sous forme non-humaine pendant la majeure partie des années de Harry (jusqu'à ce qu'il renaisse lors de La Coupe de Feu) et qui plus est, cette phrase veut dire que c'est à eux de s'affronter, la dernière bataille sera la leur.

Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ! 


A bientôt sur Ciné-News ! ( en cliquant ici, vous retrouverez la page facebook dédiée au blog)
Alex 

vendredi 14 juillet 2017

Critique - Spider-Man : Homecoming



Note : 3,5/5
Après ses débuts spectaculaires dans Captain America : Civil War, le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui...

Vous l’aurez compris, Spider-Man fait désormais partie intégrante de « la maison des idées » (NDLR : Marvel Studios)

sous les traits du jeune Tom Holland, âgé de seulement 21 ans. L’acteur succède ainsi à Tobey Maguire et Andrew Garfield dans le rôle du tisseur de toiles. Comme vous le savez sans doute, les droits cinématographiques du héros appartenaient à Sony depuis les années 90. En 2012, Marvel Studios sort The Avengers, réunissant tous les héros du Marvel Cinematic Universe déjà vus à l’écran jusqu’à maintenant. Les fans commencent à se faire une raison, jamais ils ne verront l’Homme-Araignée au côté de Tony Stark et Steve Rogers – et ce, bien que dans les comics book, Spidey est un membre important des Avengers. De leur côté, après le désistement de Sam Raimi et du reste de l’équipe pour la mise en chantier d’un quatrième Spider-Man, Sony décide de rebooter la franchise pour ne pas perdre les droits du héros. C’est ainsi que nous avons eu droit – en 2012 – à une nouvelle franchise : The Amazing Spider-Man, réalisée par Marc Webb. Néanmoins, malgré un succès de 708 millions pour le deuxième volet, le studio considère que ce film est un échec (peut-être ont-ils placé la barre trop haute concernant le résultat souhaité) et abandonne la franchise. Ce n’est qu’en 2015, lorsqu’un échange de mail entre Sony et Marvel est révélé que l’on apprend que les deux majors se mettent d’accord sur un partenariat visant à prêter le tisseur à Marvel Studios tandis que Sony financera le film et touchera – bien évidemment – la somme que ce nouvel opus rapportera au box-office. C’est de cette manière que Spidey a été intégré dans Civil War et que nous le voyons aujourd’hui dans ce film solo, le sixième (en 15 ans) consacré à ce super-héros. The Amazing premier du nom étant déjà revenu sur les origines du héros (déjà vu dans le premier volet de Sam Raimi), Marvel annonce dès le départ que nous n’aurons pas d’origin story. On part du principe que l’on connaît déjà l’histoire de Peter et que nous n’avons pas besoin de subir une troisième fois ses origines. Cela est sans doute la meilleure décision qu’ils pouvaient prendre concernant ce héros, je vous expliquerai pourquoi dans la suite de l’article.




Maintenant que tout est clair pour vous, parlons du film ! Eh bien sachez que Spider-Man : Homecoming porte bien son nom ! L'Homme Araignée est bel et bien chez lui dans le Marvel Cinematic Universe. Personnellement, j’ai grandi avec la trilogie de Sam Raimi qui restera pour moi la meilleure adaptation du héros mais cela ne m’a pas empêché de prendre mon pied devant ce Marvel. Cela faisait bien longtemps que je n’étais pas ressorti d’un cinéma aussi heureux. Même les The Amazing ne m’ont pas fait cet effet-là – et pourtant je les aie appréciés également. Il s’agissait d’un gros challenge pour Hollywood de nous livrer une troisième franchise dédiée à l’Homme-Araignée. Pari réussi pour ma part !

Ce Homecoming n'est pas un film de super-héros comme les autres. Tout d’abord parce que le Peter Parker de Tom Holland est avant tout un vrai lycéen mais parce qu'il est aussi le plus jeune héros du MCU. Et qu'il manque cruellement d'expérience !
Le film s'intéresse plus au côté humain de Peter, à ses rêves et à ses déboires, qu'à l'action pure et dureForce est de constater que notre Spidey débute dans le métier de super-héros et se montre (très souvent) maladroit. Il tente, échoue, fait des erreurs, chute... et se relève pour mieux chercher à rétablir la situation. Enfin de compte, avant d'être un super-héros, Peter est d'abord un ado. Il semble donc difficile de ne pas s'attacher à ce personnage, plein de bonne volonté et d'enthousiasme, qui essaie d'être à la fois un bon neveu, un bon ami, un bon élève et un super-héros accessible. Ce qui constitue tout un programme, je vous l’accorde !

Tout au long du film, nous voyons donc cet adolescent tenter de devenir un homme et qui ne construit son futur qu'en rapport aux autres. Le manque de figure paternel du garçon – sans doute dû à la mort de l’oncle Ben -  est donc comblé par Tony Stark qui le prend sous son aile tout en lui montrant que des responsabilités se méritent. Tom Holland donne une impulsion touchante à son Peter qui diffère absolument des versions plus adultes et matures de Tobey Maguire et Andrew Garfield.

Il faut bien garder en tête que dans ce film, Spider-Man n’est PAS un héros mais qu’il fait tout pour en devenir un et avoir la reconnaissance de Stark et des Avengers. Dans cette logique, nous le suivons impatient d'en finir avec les cours pour espérer retrouver Happy Hogan (incarné par l’incroyable Jon Favreau), le bras droit de Tony Stark. Cependant, entre la mauvaise gestion de ses pouvoirs, son évidente immaturité et son impatience, Peter n'est pas apte à devenir un véritable super-héros.

Le réalisateur, Jon Watts appuie sur l’aspect comique en oubliant totalement l’aspect iconique de Spidey. Dites au revoir à « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », Peter Parker version Tom Holland n’étant qu’un ado trop sûr de lui qui enchaîne les boulettes (mais qui apprend et évolue grâce à elles). Homecoming est un film beaucoup plus terre à terre que les adaptations précédentes : l’aspect humain de Peter est plus exploité que l’aspect héroïque de Spider-Man, nous permettant de prendre conscience des difficultés pour lui à joindre les deux bouts.

La force de ce seizième film du Marvel Cinematic Universe provient de sa parfaite intégration au sein du MCU (le film a un lien direct avec le premier Avengers) mais aussi du fait qu’il n’y ait pas d’origin story. Je reprochais à Doctor Strange (critique disponible en cliquant) d’avoir un schéma beaucoup trop classique au niveau du scénario, pourtant c’est un des meilleurs Marvel ! Le défaut de The Amazing Spider-Man c’est qu’il revenait sur les origines que l’on connaissaient déjà, privant le film de liberté. Ici, nous savons que Peter a été mordu par une araignée et on comprend – lors d’un dialogue – que son oncle est décédé. L’absence des origines permet de nous livrer un scénario différent qu’à l’accoutumée en se consacrant cette fois à la problématique suivante : comment prouver que l’on peut-être un héros alors qu’on a que 15 ans ? Cet aspect est intelligent et bien amené. D’autre part, cette dimension scénaristique permet d’offrir une véritable évolution dans le personnage de Peter entre le début et la fin du film. Ça aussi c’est une chose que je pouvais reprocher au MCU depuis quelques temps, le manque d'évolution des personnages.
Certains regretteront peut-être de ne pas voir le Tisseur se balancer d'un building à l'autre et de démontrer ses incroyables pouvoirs. Mais c'est parce qu'en fait l'intérêt du film est ailleurs. Et suivre les aventures de Peter Parker, même s'il n'a pas besoin ici de sauver le monde, s'avère aussi fun qu'excitant, nous rappelant d'ailleurs les beaux jours d'un personnage que l’on ne présente plus, Iron Man. Spider-Man : Homecoming, avec ses protagonistes enthousiastes et énergiques, file une sacrée patate et vous redonnera confiance dans le personnage de Peter Parker !

L’humour est réussi ! Certes, cela peut paraître lourdingue par moment mais c’est ce qui fait Spidey. Très souvent dans les comics, le héros essaie d’être drôle mais ça ne fonctionne pas toujours, c’est un élément voulu et respecté dans ce long-métrage. Il faut savoir que dans l’esprit des gens, Spider-Man a toujours été un héros fort qui n’a peur de rien. C’est totalement faux. Spidey est un héros qui a peur et ce, malgré sa force arachnéenne. L’humour est un moyen pour lui de cacher sa peur. Devant Homecoming, j’ai retrouvé l’esprit du héros dans les comics.
Les passages les mieux réussis concernant l’humour sont les quelques vidéos de Captain America (je ne spoil rien, mais il s’agit de petites vidéos diffusées aux lycéens telles qu’on peut le voir dans la bande-annonce). Chris Evans est excellent et chaque passage est à mourir de rire.

Michael Keaton livre une interprétation incroyable du Vautour. Nous avons enfin un « vrai » méchant avec de réelles motivations. Marvel nous propose l’un des meilleurs ennemis du MCU que l’on ait eu depuis Loki. Keaton et Tom Holland partagent une scène pleine de tensions qui est tout simplement énorme. Je ne peux pas en dire plus. C’est dommage que nous ne voyions pas Keaton plus que ça à l'écran. 
J’étais très réticent par rapport à la présence de Zendaya (NDLR : actrice de Disney Channel) mais je reconnais que son personnage est drôle et que l’actrice n’en fait pas des tonnes. D’ailleurs, son temps de présence à l’écran est très minime. Son personnage – Michelle – est amené à prendre de l’importance pour les suites à venir.

Pour ceux qui craignent que Homecoming soit en réalité un Iron Man 4, n’ayez crainte ! Tony Stark a un rôle crucial mais nous le voyons que très peu dans le film, et lorsque nous le voyons, c’est essentiellement en tant que Tony et non en tant qu’Iron Man.
En ce qui concerne Tom Holland, l’acteur est juste excellent dans ce double rôle de Peter Parker/ Spider-Man apportant une fraicheur et une insouciance propre au personnage. À mes yeux, il est le meilleur interprète de Peter Parker (oui, même mieux que Tobey Maguire). Le casting est donc un sans-faute.

Il y a pourtant plusieurs éléments qui peuvent décevoir notamment le manque d’originalité dans le scénario, ce qui est un problème récurrent dans le MCU. Par contre, je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que cet opus manque de prise de risques. En effet, Spider-Man : Homecoming est un « teenage-movie » ce qui est une prise de risque en soit. Bien que l’humour soit présent dans tous les longs-métrages du MCU, nous n’avions jamais eu de film dans ce genre. Ainsi, ce Spider-Man apporte un vent de fraîcheur dans le Marvel Cinematic Universe ainsi que dans la franchise sur l’Homme-Araignée qui commençait à s’essouffler. L’aspect « teenage » en gênera plus d'un - ce que je peux comprendre - mais cela est totalement cohérent avec l'âge du protagoniste principal. On ne peut pas avoir un film adulte avec un héros de seulement 15 ans. Nous sommes loin de la vision de l’ado torturé et mal dans sa peau, incarné par Tobey Maguire.
D'autre part, le costume qui possède une intelligence artificielle et tout un tas de gadget façon Iron Man est susceptible de déranger aussi. Je reconnais que ça retire une partie de l'authenticité du héros, mais en même temps cet élément colle parfaitement à l'univers proposé et n'est pas très choquant.
Malheureusement, les scènes d'actions sont imparfaites et manque de mises en scènes. Effectivement, les scènes de combats ne sont pas  à très impressionnantes et nous laisse sur notre faim. De côté-là, les The Amazing étaient mieux réussis. Enfin, dernier point négatif : la bande-originale – autre problème cyclique chez Marvelest loin d’être mémorable. La meilleure bande-originale restera celle de Danny Elfman pour la trilogie de Sam Raimi.

La fin du film vous donnera envie de voir la suite, surtout vu la manière dont Spider-Man : Homecoming s'achève. S'agissant d'un Marvel, n'oubliez pas de rester jusqu'à la fin. Il y a deux scènes post-générique. La deuxième n'est pas indispensable mais elle a le mérite d'être comique.



Bien entendu, ce long-métrage n'a pas pour mission d'innover le genre super héroïque mais de divertir et de nous offrir le film Spider-Man que l'on attendait tous ! 
Homecoming réussit parfaitement sa mission en nous offrant un reboot utile qui arrive à s’émanciper de son héritage sans pour autant le renier. J’ai d’ailleurs remarqué quelques clins d’œil fait à l’égard du premier volet de Raimi. Film 100% MCU, Spider-Man : Homecoming ne brille pas par son originalité, mais bien par la maîtrise de son sujet. Nous avons là le meilleur film Spider-Man depuis le deuxième volet de Sam Raimi, mais cela n'engage que moi ! 

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Alex 

jeudi 15 juin 2017

Critique - La Momie


Note : 3/5
Marvel à son univers étendu, la Fox et Warner aussi (NDLR : X-Men pour Fox et le DCEU pour Warner) mais Universal a des idées ! Le studio – n’ayant pas d’Avengers, de Logan ou de Wonder-Woman – a décidé de raviver les « Universal Monsters » (qui ont fait le succès du studio dans les années 30) en lançant son propre univers partagé : le « Dark Universe ». La Momie fait donc office d’ouverture – de la même façon que le premier Iron Man élança – en 2008 – le « Marvel Cinematic Universe ».


Ce rôle d’ouverture va notamment porter préjudice au long-métrage lorsque celui-ci va devoir consacrer le milieu de son intrigue à l’introduction du Dr. Jekyll – interprété par l’imminent Russel Crowe – spécialiste des monstres, lui-même en étant un à mi-temps avec son alter-égo Mister Hyde. Si j’ai bien compris, Dr. Jekyll devra faire le lien entre les différents films du « Dark Universe ». C’est un peu le Nick Fury (NDLR : patron du SHIELD dans les Marvel) d’Universal.

Bande-annonce : 


Synopsis : Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain. Des sables du Moyen Orient aux pavés de Londres en passant par les ténébreux labyrinthes d’antiques tombeaux dérobés, La Momie nous transporte dans un monde à la fois terrifiant et merveilleux, peuplé de monstres et de divinités, dépoussiérant au passage un mythe vieux comme le monde.

De ce que j’en sais – sans les avoir vus pour autant – les tous premiers films La Momie penchaient vers un ton horrifique. Est-ce une question de fidélisation ou de clin d’œil à l’œuvre originale ? 
Je n’en sais rien. Toujours est-il que cette production hollywoodienne reprend cette atmosphère d’horreur tout en conciliant cela au divertissement grand public. Il ne s’agit pas donc d’un film d’horreur en soit, bien que vous soyez amené à sursauter de temps à autre. Côté référence, on retrouve dans ce film un anti-héros, vif et comique – Nick Morton, incarné par Tom Cruise – sans doute un clin d’œil au remake de 1999 avec Brandan Fraser.

Toujours autant en forme à 55 ans, Tom Cruise surprend dans La Momie. J’avais peur que son rôle soit proche de son registre habituel – qui lui colle à la peau depuis le succès commercial de la saga Mission Impossible – mais non, l’acteur parvient sans difficulté à s’en démarquer et s’amuse à jouer avec ce rôle, proche de celui-ci d’Edge of Tomorrow. Tom Cruise joue ici le rôle d’un pillard qui revend ses trouvailles au marché noir, sans avoir aucun scrupule, mais qui est un vrai trouillard quand une situation dangereuse intervient. La Momie n’est donc pas un « Tom Cruise Movie » si vous vous posez la question.  Malgré tout, côté scènes d’actions nous avons affaire au Tom Cruise qui donne le meilleur de sa personne puisque l’idée de la meilleure scène du film (en tout cas pour moi) a été lancée par nul autre que lui-même. Je ne spoile rien puisque vous avez certainement pu voir la séquence en question dans la bande-annonce, il s’agit d’une scène tournée en apesanteur dans un avion en chute libre. Scène visuellement incroyable. Une fois n'est pas coutume, Tom Cruise prouve qu’il est encore le meilleur des effets spéciaux, peu importe le film dans lequel il joue.


La bande-originale signée Alan Tyler (auteur des BO de Insaisissables, Fast & Furious 8 et The Suspects, pour ne citer qu’eux) n’est pas très mémorable, mais efficace. Elle accompagne l’épouvante avec brio dans les quelques scènes d’horreur et permet d’accentuer le suspens quand cela est nécessaire.  

En revanche, les points négatifs que je pourrais retirer à ce film concernent « l’omniprésence hollywoodienne », nous faisant vite comprendre que le réalisateur (Alex Kurtzman) n’a pas la main mise sur le long-métrage et que ce sont surtout les producteurs qui dirigent le film, 
Dr. Jekyll (Russel Crowe)
l’introduction – non pas dérangeante mais mal amenée – du Dr. Jekyll et la fin qui est décevante alors que La Momie n’est pas dénuée de qualité. Ce qui m’a choqué – et déçu – c’est que les « momies » ont un visuel beaucoup plus proche de zombies plutôt que de momies justement. Par moment on a donc l’impression d’être dans The Walking Dead ou encore devant sa console en train de jouer à Call of Duty : Black Ops. Ceci m’a pas mal dérangé même si le visuel offre un bon rendu.

Par conséquent, on sent à plusieurs reprises que le film doit remplir un cahier des charges préétablit, laissant un goût d’inachevé une fois sortie de la salleD’un côté je comprends parfaitement la stratégie mise en place étant donné que l’histoire doit s’étaler sur plusieurs films (je pense que si l’univers étendu d’Universal trace sa route, des références à La Momie seront faites dans les prochains films de cet univers partagé) mais cela renvoie à l’un des reproches principaux que l’on fait déjà au « Marvel Cinematic Universe » : nous avons l’impression d’avoir affaire à une bande-annonce géante de ce à quoi va ressembler le fameux « Dark Universe ». Plongé dans un univers visuellement sombre mêlé à une atmosphère assez gothique, La Momie est surtout là pour donner la tonalité de la franchise
Je dirai donc qu’en tant que film seul, il est loin d’être mauvais mais si on prend en compte l’univers étendu mis en place tout autour de cet opus (et des autres à venir), ce n’est pas parfait – la prise de risque étant plutôt moindre. Néanmoins, nous pouvons lui pardonner ces quelques faiblesses puisqu’introduire un univers n’est jamais facile. Partons du principe qu’Universal se servira de ces erreurs afin d’améliorer les suites du « Dark Universe ».


Il y a quand même quelques arguments favorables à ce « grands spectacle » au rythme quelque peu effréné comme l’humour (qui est équilibré et qui ne fait pas tâche) mais aussi toute la scène d’introduction jusqu’à l’apparition du titre du film. Honnêtement, l’introduction nous vend vraiment bien l’intrigue – dommage que la qualité évolue en dents-de-scies par la suite. Les présences de l’élégante Sofia Boutella (la « Momie » du film) et du charismatique Russel Crowe sont – eux aussi – des arguments plus que positifs envers cette superproduction. Sans être original le scénario diverti, est suffisant et ne souffre pas d'incohérences, ce qui est un bon point me direz-vous. Il ne casse pas des briques mais honnêtement, pour un blockbuster à quoi vous attendiez-vous ? Personnellement je n’en attendais ni plus ni moins et suis pleinement satisfait (sauf sur la fin) bien qu’il soit prévisible sur les bords, excepté sur une décision importante prise par le héros (NDLR : Nick Morton) lors du dernier acte. Mis à part quelques points décevants, ce film reste tout de même une bonne surprise. Il faut dire que j’étais très réticent et que j’avais peur d’être déçu. En somme, cette version 2017 de La Momie n’est pas inoubliable mais on ne peut lui retirer le fait qu’il s’agisse d’un blockbuster divertissant. Et c’est cela qui fait l’essence même du film.

Le casting est étonnamment très bon, Sofia Boutella m’a juste époustouflé dans son rôle – même si on se doute que le maquillage et les effets spéciaux aident beaucoup. Les effets spéciaux sont pour le moins excellents mais sont un peu de trop sur certaines scènes. Quand je parlais de cahier des charges à remplir, les CGI en font partie. Il y a une volonté de vouloir impressionner et de toujours vouloir aller plus loin. Parfois ça passe, parfois ça casse. Ici, l’usage des FX est un tantinet maladroit. Quant à la photographie, j’ai parlé d’un visuel sombre et gothique et c’est vraiment réussi.

 En bref, La Momie est un film comportant son lot de qualités et de défauts. À défaut d’être original, il s’avère être un blockbuster satisfaisant et divertissant qui entremêle fantastique, aventure et épouvante. Le film tient ses promesses : on nous certifie de l'action, de l'humour et de l'horreur, parole tenue ! Ce qui dérange le plus au final, c’est le manque de subtilité concernant le « Dark Universe ». Beaucoup d’éléments sont introduits avec maladresse faisant de La Momie un produit marketing plus qu’un film à part entière. Inutile de comparer cette production américaine avec l’ancienne trilogie mettant en avant Brandon Fraser tant ces films diffères.

Pour autant, je n’ai pas détesté ce film, bien au contraire. Être dénué d’âme ne veut pas dire qu’il est mauvais. Seulement, n’ayez pas trop d’attentes envers ce long-métrage. Si vous souhaitez vous divertir et passer un bon moment, ce sera le cas. Ce n'est pas le film de l'année, mais je pense vous prendrez votre pied.

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Alex 

lundi 12 juin 2017

Under The Dome : Réussite ou échec ?

Under The Dome, série télévisée créée par Brian K. Vaughan – adaptée du roman « Dôme » de Stephen King – diffusée entre 2013 et 2015 laisse un goût d’amertume auprès des téléspectateurs. En effet, un clivage fort s’est installé entre le début et la fin de la série. Under The Dome, entre l’originalité de son intrigue et le plantage total dans la mise en place de celle-ci, présente un paradoxe que nous allons voir ensemble.


Portée essentiellement par Mike Vogel (Dale « Barbie » Barbara), Rachelle Lefèvre (Julia Shumway) et Dean Norris (James « Big Jim » Rennie) la série – s’apparentant aux genres science-fiction, thriller et drame – conte l’histoire d’une ville, Chester’s Mill, dans laquelle un dôme invisible apparaît soudainement en englobant la ville entière. Les habitants sont alors pris au piège. Plus personnes ne peut en sortir ni y rentrer.  Ils vont alors devoir se soutenir mutuellement pour traverser cette épreuve. Mais l'isolement du monde extérieur va mettre à rude épreuve la communauté.

Pour avoir (presque) terminé la lecture du livre, il faut savoir que la trame d’origine est à peu près la même – du moins pour la première saison. Mais la série a pris énormément de libertés par rapport à l’œuvre originale, rien que pour le traitement des personnages qui est totalement différent d’un support à l’autre.

La première chose qui me vient à l’esprit quand je pense à cette série, c’est le mot d’ordre inculqué par l’histoire – déclinée sur trois saisons : servir la communauté. Ainsi, pour ceux qui ne l’auraient pas forcément saisi, le message délivré par cette série télévisée est une métaphore de notre société par ces travers les plus fondamentaux et inconscients dans nos mœurs. La ville concentrationnaire, les « moutons » (si je puis dire) lobotomisés, l’asservissement inconscient et le contrôle des esprits... La science-fiction est avant tout l’art de présenter la réalité sous sa forme la plus onirique et subtile. Cette série – et ce, malgré les critiques – reste tout de même marquée par l’empreinte du grand Stephen King, son créateur littéraire. Son œuvre regorge d’un certain nombre de détails, de signes et de symboles religieux tels que la fin du monde, le fléau humain ou encore le jugement dernier. Tout nous ramène à une seule et unique chose : l’instinct de survie. Je pense que ce thème est flagrant, nous y avons affaire dès le pilote. Que nous croyions ou non aux extraterrestres est un autre discours, qui est pourtant d’actualité. La trame globale se sert en l’occurrence de cette autre forme de vie pour monter les humains les uns contre les autres. Et ceci est vraiment bien amené. 

Entre l’implication pour le moins mystérieuse de l’armée et les magouilles intra-muros, un tas de questions se soulèvent dès le départ. Malheureusement pour nous, nous n’aurons pas forcément toutes les réponses. Au final, tout repose sur une succession de personnages, respectivement construits autour d’énigmes et de secrets personnels. Evidemment, de lourds passés se devinent, tandis que les personnalités profondes se révèlent sous les dures lois de l’isolement. Il s’agit là du principe même de la trame : révéler le vrai visage des habitants de la ville. On peut considérer Under The Dome comme un pur miroir de notre société. Certains individus se font passer pour des gentils et révèlent leurs véritables visages que lorsqu’ils sont au bord du gouffre, mettant en lumières leurs intentions ultimes. 

Dans la série, les places de chaque entité se dévoilent peu à peu comme des évidences, à travers des personnages malheureusement trop stéréotypés à la sauce hollywoodienne. Dale « Barbie » Barbara, Julia Shumway, « Big Jim » Rennie, James « Junior » Rennie… Les principales figures emblématiques sont de vraies caricatures américaines pure souche. Le traitement de ces protagonistes aurait pu être davantage intéressant, s’ils n’étaient pas aussi banales. Entre le sauveur du monde athlétique et inébranlable, la bimbo rousse dévouée et intrépide, l’homme de pouvoir véreux et influent, ou encore le gentil toutou qui ne sait jamais sur quel pied danser (j’avoue que le personnage de Junior est le plus lassant à la longue – son personnage n’évoluant presque jamais), le confinement du dôme révèle autant le meilleur que le pire du genre humain. La dualité de l’entraide et de l’appât du gain. Quoi qu’il en soit, le concept est tout sauf inintéressant, et je pèse mes mots. C’est exactement ce que l’on vit au quotidien sans forcément le conscientiser. En cela, Under The Dome – ou plus exactement l’œuvre littéraire de King, Dômerelève du génie. Mais – car il y a toujours un mais – au milieu des bonnes idées se cache un bémol de taille qui a contribué, d’une certaine façon, à l’échec de la série – qui possédait pourtant un énorme potentiel. Hormis le degré qualitatif beaucoup trop mal bâti au fil des trois saisons, on concentre nos espoirs en misant sur un twist final d’envergure, où toute cette succession d’événements, ces personnages, et cet enchaînement de questionnement trouveraient une solide cohésion. Pourtant, à deux épisodes de la fin on se dit que le manque de budget – et peut être aussi d’inspiration – a fait son œuvre. Les réponses que l’on attend se délayent dans un effroyable fouillis artistique, laissant au final une pléiade de points fondamentaux en suspens. La déception est au bout du tunnel. Ceci est bien dommage car malgré la déshumanisation des personnages et les pertes successives (on peut aussi parler de génocide – cela étant certainement une source d’inspiration pour l’auteur), on commençait à se raccrocher à quelque chose.

Concernant mon opinion personnelle, j’ai été entièrement satisfait par la première saison qui proposait de grandes choses pour la suite. À mon grand désarroi, les scénaristes ont pris une route totalement différente pour les deux saisons suivantes, donnant l’impression de ne pas avoir affaire à la même série. L’aspect « êtres de l’espace » de la dernière saison retire le peu de crédibilité qu’il restait à Under The Dome. La troisième saison est une déception totale, tant sur le fond que sur la forme. En outre, la dernière saison est celle qui nécessite le plus d’effets visuels. Mais le manque de budget se fait sentir et nous sort de l’intrigue. Autant cela ne se faisait pas trop remarquer dans les deux premières saisons, autant dans la dernière le manque de moyen est visible et – paradoxalement – risible. Quant à l’histoire, elle devient ridicule à partir du moment où Barbie a une liaison avec Eva et que ces derniers engendrent une fille mi-humaine mi-alien. Je pense qu’à partir de cet instant, je n’attendais plus grand-chose de la série. Bien que les saisons une et deux avaient une certaine logique, la troisième est vraiment parti dans un autre délire. L'histoire du dôme fait l’effet d’un cheveu sur la soupe.

En fin de compte, on peut parler d’un « paradoxe » Under The Dome car la série propose de bonnes idées mais penche beaucoup trop souvent vers la maladresse et le what the fuck total. Certaines idées auraient eu le mérite d’être développées davantage et d’autres auraient mieux fait de ne jamais être abordées. Les scénaristes ont fait l’erreur de s’éloigner du bouquin. Cela explique la qualité convenable de la première saison et la déception face aux deux suivantes. J’ai été très déçu par la fin que je qualifierai d’expéditive. A noter qu’il devait y avoir une quatrième (et éventuellement une cinquième) saison mais cette dernière a été annulée à cause de la faible audience de la saison 3. Cela est compréhensible. Malgré tout je n'étais pas contre une suite, à condition qu’elle ait une bonne intrigue. Peut-être en referont-ils une dans quelques années, bien qu’en j’en sois moyennement convaincu.

Réussite ou échec ? Un peu des deux. Under The Dome est avant tout une série mitigée, avec son pesant de choses à prendre et de divertissement immodéré.

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Alex