Translate

Affichage des articles dont le libellé est Séries. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Séries. Afficher tous les articles

lundi 13 novembre 2017

Stranger Things 2 : Une saison cinématographiquement ambitieuse


Note : 5/5

Si vous lisez ces lignes c’est que vous avez certainement vu mon teaser sorti il y a quelques jours annonçant l’arrivée de cet article (ou alors, vous êtes là par curiosité et si c’est le cas, restez !).
Stranger Things des frères Duffer est de retour ! La pépite de Netflix qui a été révélée au grand public durant l’été 2016 a fait son come-back le 27 octobre. Neuf épisodes pour séduire, convaincre et reproduire le « miracle » de la première saison, devenu très rapidement un phénomène incontournable de l’année passée. Que vaut la saison 2 de Stranger Things, notamment portée par David Harbour, Winona Ryder, Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard, Natalia Dyer ou encore Joe Kerry ? Soyez rassurés, Stranger Things 2 est une excellente surprise, prouvant que la série n’est pas qu’un simple phénomène.
Je tiens tout d’abord à m’excuser sur mes craintes quant à cette deuxième saison (que j’avais exprimé lors de ma critique sur la saison une). J’avais écrit à l’époque avoir peur que le mystère sur l’Upside Down ne vole en éclat en essayant de lui trouver une explication rationnelle. Heureusement je me trompais, le mystère est toujours entretenu. Les Duffer Brother n’ont pas opté pour la solution de facilité quant à cette suite, ce qui est plutôt rassurant.
Après un démarrage très séduisant, je vous propose un bilan de cette deuxième saison, largement à la hauteur de nos attentes.
Attention, spoilers ! 

Résumé rapide 




Piqûre de rappel : Stranger Things c’est l’histoire d’une ville – Hawkins – dans l’Indiana. Tout commence le soir de l’année 1983 lorsque le jeune Will Byers, 12 ans, disparaît brusquement sans laisser de traces. Plusieurs personnages vont alors tenter de le retrouver : sa mère Joyce, ses amis menés par Mike Wheeler et guidés par la mystérieuse Eleven, ainsi que le chef de la police Jim Hopper. Parallèlement, la ville est le théâtre de phénomènes surnaturels liés au Laboratoire national d'Hawkins, géré par le département de l'Énergie et dont les expériences dans le cadre du projet MKULTRA ne semblent pas étrangères à la disparition de Will.
Tout au long de la première saison, on y apprend qu’au cours d’une expérience ayant eu lieu dans le Laboratoire d’Hawkins, la jeune Eleven aurait – involontairement – ouvert un portail vers l’Upside Down (Le Monde à l’Envers), sorte d’univers parallèle d’où surgit le Demogorgon, le monstre qui a enlevé Will. Heureusement, tout fini bien (enfin presque). Eleven se sacrifie pour tuer le Demogorgon et Will est retrouvé.
Stranger Things 2 prend place un an après, en 1984. Un an s’est écoulé depuis l'attaque du Demogorgon et la disparition d'Eleven. Will Byers a des visions de l’Upside Down et de son maître, une créature gigantesque et tentaculaire qu’on appellera le Shadow Monster. Plusieurs signes indiquent que les monstres vont franchir le portail et revenir sur la ville…

Toujours plus grand, toujours plus fort


L’élément le plus frappant de cette suite est qu’elle est beaucoup plus cinématographique dans tous les sens du terme. Comme pour un grand nombre de production sérielle ou filmique, les Duffer Brother ont adopté la logique du « toujours plus grand, toujours plus fort ». Le sentiment d'urgence qui résulte des enjeux de cette saison et la manière dont sont articulés les différents personnages tendent vers ce sommet du cinéma d'action et de science-fiction à la mécanique impeccable. Les références aux années 80 se multiplient davantage mais la référence majeure de cette saison est sans aucun doute Aliens de James Cameron. Là où l’inspiration est flagrante c’est dans la croissance des « demodogs » (déjà introduit par l’espèce de limace venant de l’Upside Down que crache Will dans son lavabo en fin de saison une). 



La menace du Demogorgon dans la première saison était très dangereuse mais les enjeux de cette suite sont beaucoup plus sombres et plus impactant. Cette fois-ci, les héros vont devoir affronter un Shadow Monster (monstre de l’ombre) qui semble régner sur l’intégralité de l’Upside Down tout en parvenant à communiquer par l’intermédiaire de Will, qui n’en a donc pas fini avec Le Monde à l’Envers.

Les scénaristes et créateurs de la série suivent la logique de la première saison, à savoir proposer des épisodes au rythme assez lent qui, petit à petit, vont vite s’effrénés. Là encore, la saison évolue à crescendo. L’avantage ici est que les personnages sont connus du public. Ils n’ont pas besoin d’être présentés (mis à part les petits nouveaux). Cela permet à l’histoire de démarrer plus rapidement.

On notera la disparition de l'aspect horrifique de la première saison ce qui n’est pas sans déplaire. Evidemment, il s’agissait d’un point plus que positif dans Stranger Things car le dosage entre surprise et suspense était parfait. Mais ici les enjeux sont différents et nous avons connaissance de l’Upside Down. L’horreur est toujours présente mais elle est amoindri dans cette saison 2. 

Stranger Things 2 marquera surtout pour son identité visuelle. Les couleurs utilisées offrent quelque chose d’unique à cette œuvre sérielle. On l’identifie très rapidement en tant que telle. Alors peut-être est-ce parce que je n’ai pas revu la première saison depuis sa sortie l’an dernier, mais je n’ai pas le souvenir d’un coloris aussi réussi. Généralement au cinéma, l’utilisation des couleurs n’est pas anodine. Elles sont vectrices d’émotions et d’informations.  Les couleurs servent énormément lors de la création d’affiches de films, notamment pour que l’imaginaire et les sentiments du consommateur soient directement tournés vers la bonne information et donc du bon style de film. Et vous aurez noté que l’affiche de Stranger Things 2 tire énormément vers le rouge/orangé et un bleuâtre – plus proche du violet que du bleu. Avec cette affiche nous avions déjà quelques indices sur la saison en elle-même : 

- Le rouge/orange est plutôt terre à terre ayant pour signification l’optimisme et l’ouverture d’esprit souvent par la communication et la créativité. C’est pour cela qu’on retrouve la couleur orange dans les scènes concernant la jeunesse. Mais l’utilisation du rouge vise à apporter un aspect assez contradictoire car elle signifie (selon la situation) des émotions radicalement opposées. Le rouge c’est la signification de l’amour et de la colère, du courage et du danger… Ces paradoxes traduisent une couleur énergétique, pénétrante et passionnante.
- Le bleu/violet n’est pas une couleur innocente. Ces couleurs sont souvent significatifs pour deux univers particuliers : l’érotisme et le fantastique/fantaisie. Et on notera que ces deux univers sont présents dans la série.

L’affiche n’était pas trompeuse puisque l’on retrouve cette même gamme de couleurs tout au long de cette saison. Les couleurs utilisées correspondent parfaitement à l’univers fantastique de la série, tout en lui offrant une identité visuelle qui lui est propre. 

La photographie est dans la continuité de la première saison : on y perçoit un grain rendant la teinte utilisée fidèle aux films des années 80. Quant à la technique, j’ai relevé de très beaux plans notamment un travelling mémorable dans le « Chapitre 4 : Will le Sage » lorsque Mike, Joyce, Max, Dustin et Lucas sont face à Will.
Les décors et costumes sont parfaits. Je n’ai pas vécu dans ces années-là, mais pour avoir vu des tonnes de films se déroulant à cet époque je dois bien admettre que le tout est vraiment fidèle… jusqu’à la coupe « mulet » de Steve et Billy.

Plus de monstres, plus de chaos


Qui dit enjeux plus sombres et spectaculaires dit forcément plus de monstres pour plus de dégâts. Et pour cause, l’immense et mystérieuse créature aux tentacules, cachée dans un nuage rougeoyant au cœur de la promo, n'est que la partie émergée de la mythologie qui s'étend dans cette deuxième saison.

Ceci est notable dans une séquence où tout un groupe soldats armés de lance-flammes descend dans l'Upside Down, avant d'être massacrés sous les yeux de personnages impuissants qui observent la boucherie depuis une « salle de contrôle » sur un vieil écran. Le Demogorgon de la première saison donne lieu ici à une tripotée de « demodogs », certes moins effrayants et plus ordinaires mais offrant néanmoins d’excellentes scènes. Ma favorite étant celle de la casse alors que Steve, Lucas, Dustin, Mike et Max s’apprêtent à affronter un « demodog », avant de se rendre compte qu’il y en a toute une armée. L'effet de ces monstres est redoutable tandis que Hawkins devient le théâtre spectaculaire d'un joyeux chaos.



Le public était exalté après la saison 1 et il aura encore plus de raison de frissonner avec la deuxième. Croyez-moi. Cette fois-ci, la série fait place à davantage de scientifiques, de créatures et d’hémoglobine. Si certains y voient une facilité et une paresse, à mes yeux il y a surtout une générosité très séduisante qui se manifeste à l'écran. Que la mise en scène soit plus solide, avec nettement plus de maîtrise dans le rythme et la narration, contribue à rendre la chose plus jubilatoire.

The Stranger Crew




L’évolution des personnages est faramineuse. Les créateurs du show ont vu les choses en grand et n’ont pas hésité à faire avancer les différents protagonistes. On soulignera la surprise de l’évolution de Steve Harrington. Ce dernier passe d’antagoniste détestable à « babysitter » héroïque et touchant. Je vous le dis tout de suite, Harrington est sans le moindre doute mon personnage préféré sur toute cette deuxième saison.

Ainsi, plusieurs duos se forment. Le plus surprenant est celui de Dustin et Steve. Une bromance – intéressante d’un point de vue scénaristique – s’installe entre eux et c’est très plaisant à voir. Il aurait paru inconcevable d’imaginer que ces deux-là pourraient devenir amis. Pourtant, malgré leur différence, ils traversent tous les deux la même chose et c’est cela qui les rapproche. Dustin est attiré par Maxine (Mad Max) qui semble préférer son ami Lucas tandis que Steve s’est fait jeter par Nancy (qui a – j’en suis sûr – toujours des sentiments pour lui). Dustin va demander conseil à Steve et petit à petit, une amitié improbable naît. Gaten Matarazzo (Dustin) et Joe Keery (Steve) sont géniaux et occupent une place plus centrale.  Toujours dans les duos qui se constituent, l’on y retrouve Max et Lucas. Les deux semblant éprouver des sentiments l’un pour l’autre. Après la brève histoire entre Mike et Eleven en saison une, il est sympathique de voir une deuxième histoire d’amour se développer. Will et Mike deviennent plus proche que jamais puisque ces deux-là se comprennent. Tout le monde considère Will comme étant un garçon malade. Le jeune garçon a du mal à retrouver sa place dans la bande mais seul Mike parvient à réellement le comprendre puisque lui-même n’est plus comme avant depuis la mésaventure de l’an passé. La disparition d’Eleven face au Demogorgon ne l’a pas laissé indemne. 

Mais pour ma part, le duo le plus fascinant est celui de Hopper et Eleven. Notre bon vieux flic de la ville que tout le monde trouvait bizarre de temps à autre se transforme en bon petit papa pour Eleven, qu’il garde caché dans sa cabane pour lui assurer sa sécurité. Ce duo est absolument génial. Cela nous permet de découvrir d’autres facettes de ces deux protagonistes que l’on apprécie davantage.

L'arc de Dustin et Dart est vraiment intrigante. L’idée est intéressante, bien développée et offre une jolie scène lors du climax final.

La team de la première saison accueille de nouveaux personnages sympathique mais pas nécessairement utile à l’histoire. C’est pour moi l’une des faiblesses de cette suite.
Stranger Things 2 souhaite la bienvenue à Billy et Maxine – surnommée Mad Max –, deux frères et sœurs venant d’emménager à Hawkins. S’ils sont plutôt bien développés, Billy et Max occupent deux rôles relativement mineurs. 

Billy n’est là qu’en tant qu’antagoniste humain visant à barrer la route aux héros, de la même façon que Steve l’était dans la saison 1. J’ai énormément apprécié son développement, particulièrement la révélation sur d’où provient sa violence, mais il ne sert à rien d’autre hormis être méchant. Même chose pour Max que j’aime beaucoup (Sadie Sink nous livre une interprétation majestueuse) mais sa présence est simplement justifiée pour amener un peu de contradictions parmi les garçons, en provoquant quelques tensions entre Dustin et Lucas, tous deux charmés par elle.

Cette suite voit l’arrivée de Sean Austin alias « Bob Newby, superhero » : l’un des personnages les plus attachants. Mais lui aussi n’est qu’un accessoire. C’est un simple faire-valoir au personnage de Joyce. Sa présence est très plaisante et permet toutefois un troisième triangle amoureux entre Bob, Jim et Joyce.

Le petit groupe va être tourmenter par le triangle amoureux entre Dustin, Lucas et Max que je trouve très bien géré. L’aspect sentimental n’est pas fleur bleue ni déplaisant. Personnellement, cela apporte une touche supplémentaire à nos personnages. D’autant plus qu’il s’agit d’un élément scénaristique assez logique : les membres du Club Audiovisuel entrent petit à petit dans l’adolescence, âge où les premiers émois amoureux font surface. 

Notre chère Millie Bobby Brown est toujours aussi parfaite dans son interprétation. Son personnage aussi évolue de manière considérable et le jeu d’actrice de la comédienne rend Eleven vraiment émouvante. Par contre, Noah Schnapp (Will Byers) vole clairement la vedette à Millie Bobby Brown en ce qui concerne l’aspect interprétatif. Will est LE personnage phare de cette deuxième saison et j’ai été vraiment époustouflé par le jeu d’acteur du comédien âgé de seulement 13 ans. Will Byers est sans aucun doute le personnage incontournable de Stranger Things 2. 



La grosse réussite des créateurs, c’est d’être parvenu à retenir aussi longtemps les retrouvailles entre Eleven et les héros. C’est une manière adroite de gérer les attentes et l'aura de ce personnage précieux. Son retour offre finalement une belle scène, portée par une réelle émotion grâce à Finn Wolfhard et Millie Bobby Brown, qui sont impeccables. Maintenir un suspense aussi long rend possible le processus de fidélisation : on attend les retrouvailles avec impatience, ce qui nous oblige à regarder tous les épisodes.
Bien sûr, la deuxième saison de Stranger Things est servie par des scénarios de qualités qui donnent de nouvelles dimensions à leurs personnages, Gaten Matarazzo, Caleb McLaughlin et Noah Schnapp confirment tout leur talent. 

Lorsque le climax voit les héros séparés face à trois menaces, d'une séance d'exorcisme à une confrontation spectaculaire à la créature de l'Upside Down, Stranger Things réaffirme que la petite magie à l'œuvre est intacte. L'épilogue, parfait mélange de niaiserie irrésistible et de suspense alléchant, le rappelle à nouveau.


Inspiration des années 80 et de l’univers des super-héros ?


Les références aux années 80 sont perceptibles dès la première saison. Ici, nous avons pu en relever certaines d’entre elles dont SOS Fantôme ou encore Terminator. Pourtant, on remarque également une référence fondamentale à l’univers des super-héros : l’introduction de Kali, la sœur de Eleven. C’est elle qui ouvre le prologue de la saison puis nous la retrouvons ensuite dans le « Chapitre 7 » lors d'un épisode particulier, centré sur Millie Bobby Brown loin de Hawkins - et stratégiquement placé pour nourrir le suspense avant la dernière ligne droite. Kali est une autre enfant dotée de pouvoirs qu'Eleven a rencontré plus jeune dans le laboratoire. 
Le rythme global de la saison est un peu altéré avec l’épisode centré sur elles mais celui-ci annonce que les frères Duffer comptent bel et bien élargir leurs horizons puisque Kali a des pouvoirs très différents d'Eleven - de quoi s'attendre à beaucoup d'autres « mutants » étonnants par la suite. Faisant un parallèle avec la saga X-Men, Stranger Things pose les premières pierres de quelque chose de plus grand encore, avec un cadre condamné à aller au-delà de Hawkins et ses habitants.

Quid de la suite ? 


La fin de la saison annonce de très belles choses pour la suite : le Shadow Monster connaît l'existence de Elfe... Peut-être voudra-t-il prendre possession d’elle ? Je parie tout ce que vous voulez que c’est elle que le « Flagelleur Mental » observe à la fin.

Autant la fin de la première saison annonçait très clairement la suite, autant ici on ne sait pas grand-chose de ce qu’il pourrait advenir malgré un léger indice montrant que nous n'en avons pas fini avec l’Upside Down. Je trouve ça cool de la part des frères Duffer qu'ils ne se soient pas enfermés dans un système qui avait fonctionné. Cela prouve qu’ils ne se sont pas reposés sur les leurs lauriers, chose que je craignais qu’ils fassent. Me voilà donc rassuré.

Ce que l’on sait de la saison 3 c’est qu’elle prendra place quelques années après la fin de celle-ci. Ceci est tout à fait logique dans le sens où les comédiens grandissent très vite. Il est impossible de pouvoir faire une suite directe tant le casting aura changé d’ici là. Pour ce qui est de l’histoire, nous ne pouvons qu’énumérer des théories. Mais je suis sûr que les frères Duffer nous concocterons quelque chose d’aussi imprévisible que cette saison 2.

Critique en bref 




Il est indéniable que cette saison 2 clos un chapitre, resté inachevé à la fin de la première saison. Désormais le laboratoire et le portail sont fermés ; le groupe est reformé ; Barb a été vengée grâce à Nancy et Jonathan ; Mike, Will, Joyce et Jim ont trouvé une forme de paix avec la folie de ce petit monde et le plus important, Eleven a trouvé sa véritable identité et a un vrai prénom (oui bon parce que Eleven ça craint un peu à force…).

On aurait pu croire que la pression engendrée (quant au succès de Stranger Things l’an dernier) deviendrait destructrice pour les créateurs de la série. Il n’en est rien. Stranger Things 2 maintient le cap, sans se trahir ni se perdre en prodiguant une énergie considérable pour satisfaire le public, sans abîmer ses personnages et son univers.

On compare souvent cette série à l’univers de Spielberg ou, bien souvent, à celui de Stephen King et il est vrai que Stranger Things 2 s’approche à grand pas de la profondeur des œuvres des deux artistes cités. Les frères Duffer continuent de tracer leurs routes en développant un univers qui – bien que multipliant de nombreuses références aux années 80 – marque par son unicité.

Que ce soit en termes d’enjeux, de développement des personnages ou des risques qui ont été pris, la saison 2 de Stranger Things est supérieure à bien des égards à sa grande sœur.
La dernière image de cette deuxième saison donnera une seule envie : réembarquer à nouveau avec les mômes pour une nouvelle aventure.

PS : Ma note n’est pas totalement objective mais ayant mis un 4,9/5 à la première saison, je ne pouvais pas mettre une note inférieure tant cette saison est supérieure à bien des égards. 

À bientôt sur Ciné-News ! (← en cliquant ici, vous retrouverez la page facebook dédiée au blog)
Alex 

lundi 12 juin 2017

Under The Dome : Réussite ou échec ?

Under The Dome, série télévisée créée par Brian K. Vaughan – adaptée du roman « Dôme » de Stephen King – diffusée entre 2013 et 2015 laisse un goût d’amertume auprès des téléspectateurs. En effet, un clivage fort s’est installé entre le début et la fin de la série. Under The Dome, entre l’originalité de son intrigue et le plantage total dans la mise en place de celle-ci, présente un paradoxe que nous allons voir ensemble.


Portée essentiellement par Mike Vogel (Dale « Barbie » Barbara), Rachelle Lefèvre (Julia Shumway) et Dean Norris (James « Big Jim » Rennie) la série – s’apparentant aux genres science-fiction, thriller et drame – conte l’histoire d’une ville, Chester’s Mill, dans laquelle un dôme invisible apparaît soudainement en englobant la ville entière. Les habitants sont alors pris au piège. Plus personnes ne peut en sortir ni y rentrer.  Ils vont alors devoir se soutenir mutuellement pour traverser cette épreuve. Mais l'isolement du monde extérieur va mettre à rude épreuve la communauté.

Pour avoir (presque) terminé la lecture du livre, il faut savoir que la trame d’origine est à peu près la même – du moins pour la première saison. Mais la série a pris énormément de libertés par rapport à l’œuvre originale, rien que pour le traitement des personnages qui est totalement différent d’un support à l’autre.

La première chose qui me vient à l’esprit quand je pense à cette série, c’est le mot d’ordre inculqué par l’histoire – déclinée sur trois saisons : servir la communauté. Ainsi, pour ceux qui ne l’auraient pas forcément saisi, le message délivré par cette série télévisée est une métaphore de notre société par ces travers les plus fondamentaux et inconscients dans nos mœurs. La ville concentrationnaire, les « moutons » (si je puis dire) lobotomisés, l’asservissement inconscient et le contrôle des esprits... La science-fiction est avant tout l’art de présenter la réalité sous sa forme la plus onirique et subtile. Cette série – et ce, malgré les critiques – reste tout de même marquée par l’empreinte du grand Stephen King, son créateur littéraire. Son œuvre regorge d’un certain nombre de détails, de signes et de symboles religieux tels que la fin du monde, le fléau humain ou encore le jugement dernier. Tout nous ramène à une seule et unique chose : l’instinct de survie. Je pense que ce thème est flagrant, nous y avons affaire dès le pilote. Que nous croyions ou non aux extraterrestres est un autre discours, qui est pourtant d’actualité. La trame globale se sert en l’occurrence de cette autre forme de vie pour monter les humains les uns contre les autres. Et ceci est vraiment bien amené. 

Entre l’implication pour le moins mystérieuse de l’armée et les magouilles intra-muros, un tas de questions se soulèvent dès le départ. Malheureusement pour nous, nous n’aurons pas forcément toutes les réponses. Au final, tout repose sur une succession de personnages, respectivement construits autour d’énigmes et de secrets personnels. Evidemment, de lourds passés se devinent, tandis que les personnalités profondes se révèlent sous les dures lois de l’isolement. Il s’agit là du principe même de la trame : révéler le vrai visage des habitants de la ville. On peut considérer Under The Dome comme un pur miroir de notre société. Certains individus se font passer pour des gentils et révèlent leurs véritables visages que lorsqu’ils sont au bord du gouffre, mettant en lumières leurs intentions ultimes. 

Dans la série, les places de chaque entité se dévoilent peu à peu comme des évidences, à travers des personnages malheureusement trop stéréotypés à la sauce hollywoodienne. Dale « Barbie » Barbara, Julia Shumway, « Big Jim » Rennie, James « Junior » Rennie… Les principales figures emblématiques sont de vraies caricatures américaines pure souche. Le traitement de ces protagonistes aurait pu être davantage intéressant, s’ils n’étaient pas aussi banales. Entre le sauveur du monde athlétique et inébranlable, la bimbo rousse dévouée et intrépide, l’homme de pouvoir véreux et influent, ou encore le gentil toutou qui ne sait jamais sur quel pied danser (j’avoue que le personnage de Junior est le plus lassant à la longue – son personnage n’évoluant presque jamais), le confinement du dôme révèle autant le meilleur que le pire du genre humain. La dualité de l’entraide et de l’appât du gain. Quoi qu’il en soit, le concept est tout sauf inintéressant, et je pèse mes mots. C’est exactement ce que l’on vit au quotidien sans forcément le conscientiser. En cela, Under The Dome – ou plus exactement l’œuvre littéraire de King, Dôme – relève du génie. Mais – car il y a toujours un mais – au milieu des bonnes idées se cache un bémol de taille qui a contribué, d’une certaine façon, à l’échec de la série – qui possédait pourtant un énorme potentiel. Hormis le degré qualitatif beaucoup trop mal bâti au fil des trois saisons, on concentre nos espoirs en misant sur un twist final d’envergure, où toute cette succession d’événements, ces personnages, et cet enchaînement de questionnement trouveraient une solide cohésion. Pourtant, à deux épisodes de la fin on se dit que le manque de budget – et peut être aussi d’inspiration – a fait son œuvre. Les réponses que l’on attend se délayent dans un effroyable fouillis artistique, laissant au final une pléiade de points fondamentaux en suspens. La déception est au bout du tunnel. Ceci est bien dommage car malgré la déshumanisation des personnages et les pertes successives (on peut aussi parler de génocide – cela étant certainement une source d’inspiration pour l’auteur), on commençait à se raccrocher à quelque chose.

Concernant mon opinion personnelle, j’ai été entièrement satisfait par la première saison qui proposait de grandes choses pour la suite. À mon grand désarroi, les scénaristes ont pris une route totalement différente pour les deux saisons suivantes, donnant l’impression de ne pas avoir affaire à la même série. L’aspect « êtres de l’espace » de la dernière saison retire le peu de crédibilité qu’il restait à Under The Dome. La troisième saison est une déception totale, tant sur le fond que sur la forme. En outre, la dernière saison est celle qui nécessite le plus d’effets visuels. Mais le manque de budget se fait sentir et nous sort de l’intrigue. Autant cela ne se faisait pas trop remarquer dans les deux premières saisons, autant dans la dernière le manque de moyen est visible et – paradoxalement – risible. Quant à l’histoire, elle devient ridicule à partir du moment où Barbie a une liaison avec Eva et que ces derniers engendrent une fille mi-humaine mi-alien. Je pense qu’à partir de cet instant, je n’attendais plus grand-chose de la série. Bien que les saisons une et deux avaient une certaine logique, la troisième est vraiment parti dans un autre délire. L'histoire du dôme fait l’effet d’un cheveu sur la soupe.

En fin de compte, on peut parler d’un « paradoxe » Under The Dome car la série propose de bonnes idées mais penche beaucoup trop souvent vers la maladresse et le what the fuck total. Certaines idées auraient eu le mérite d’être développées davantage et d’autres auraient mieux fait de ne jamais être abordées. Les scénaristes ont fait l’erreur de s’éloigner du bouquin. Cela explique la qualité convenable de la première saison et la déception face aux deux suivantes. J’ai été très déçu par la fin que je qualifierai d’expéditive. A noter qu’il devait y avoir une quatrième (et éventuellement une cinquième) saison mais cette dernière a été annulée à cause de la faible audience de la saison 3. Cela est compréhensible. Malgré tout je n'étais pas contre une suite, à condition qu’elle ait une bonne intrigue. Peut-être en referont-ils une dans quelques années, bien qu’en j’en sois moyennement convaincu.

Réussite ou échec ? Un peu des deux. Under The Dome est avant tout une série mitigée, avec son pesant de choses à prendre et de divertissement immodéré.

A bientôt sur Ciné-News ! (← en cliquant ici, vous retrouverez la page facebook dédiée au blog)
Alex 

samedi 18 février 2017

Connais-tu cette série ? #3 - 22.11.63

Image associée
Crédit : SensCritique.com 
Note : 4,8/5
Au menu du jour, je vous propose un Connais-tu ? sur cette adaptation sérielle du roman 11.22.63 (traduit en français par 22.11.63) de Stephen King, dans lequel Jake Epping se voit propulser dans les années 60 afin d'empêcher l'assassinat du Président Kennedy le 11 Novembre 1963, d'où le nom qui a été donné à cette oeuvre littéraire. 

I. Origines et histoire


A. Origines


À l'origine, 11.22.63 est un roman de science-fiction avec quelques tonalités fantastiques et historiques. Ce livre a été écrit par Stephen King. Il est paru aux Etats-Unis en 2011 tandis que chez nous, le livre est sorti en 2013.  Sur fond de voyage dans le temps, le roman comporte une trame principale où le narrateur tente d'empêcher l'assassinat de John F. Kennedy, et une trame secondaire sous la forme d'une histoire d'amour entre le narrateur et une jeune femme des années 60.


D'où est né ce projet ? 

C'est en 1973 que l'idée est venue à King d'écrire ce roman. A l'époque, il estimait que l’événement était encore trop récent et qu'il n'avait pas assez d'expérience littéraire pour le traiter correctement. Ce n'est donc qu'environ trente-cinq ans plus tard qu'il s'est mis au travail pour concrétiser son idée. King a effectué une somme conséquentes de recherches. Il s'est documenté sur la vie quotidienne à la fin des années 1950 et au début des années 1960 et a lu les théories conspirationnistes les plus diverses sur l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, arrivant à la conclusion que Lee Harvey Oswald avait agi seul. Il s'est rendu à Dallas, où il a notamment visité le Texas School Book Depository et l'ancienne résidence d'Oswald, pendant une semaine, et a également rencontré l'historienne Doris Kearns Goodwin pour s'inspirer de certains de ses scénarios sur ce qui aurait pu se passer au niveau international si Kennedy n'avait pas été assassiné. 
Dans l'ensemble, le roman a été très bien accueilli par la presse et par le public. On note par exemple qu'il a reçu trente critiques favorables sur trente-six recensées sur le site spécialisé Metacritic.

Comme beaucoup d’œuvres de Stephen King, celle-ci a naturellement bénéficié d'une adaptation sérielle. C'était déjà le cas avec la récente série Under the Dome, elle-même adaptée de Dome, écrit également par King. 11.22.63 a donc été adaptée en tant que mini-série de huit épisodes, constitué d'un pilote d'environ 80 minutes. Les sept autres épisodes ont une durée moyenne de 42 à 57 minutes.
La série est produite par J.J Abrams et Joseph Boccia, scénarisée par Bridget Carpenter et réalisée par Kevin Mcdonald. King occupe le poste de producteur délégué.
Elle est diffusée en France sur Canal Plus depuis Janvier 2017, il s'agit donc d'une diffusion très récente. La série s'apparente aux genres policiers, science-fiction, thriller. 

CASTING : 


Crédit Allociné pour les screenshots


B. Histoire
 


En 2016, Jake Epping, un professeur divorcé qui vit et enseigne dans le Maine, découvre l'existence d'un portail temporel par l'intermédiaire de son ami, Al Templeton, propriétaire d'un Snack-Bar dans lequel Jake mange régulièrement. Lorsqu'il lui révèle être atteint d'un cancer, Templeton explique à Jake qu'il a tenté d'empêcher l'assassinat de John F. Kennedy, mais qu'il a dû y renoncer à cause de la maladie. Al souhaite donc que Jake accomplisse cette mission, qui permettrait de changer l'Histoire et notamment d'éviter la guerre du Viêt Nam et ses conséquences dans les années 1970. 

D'abord hésitant, Epping finit par emprunter le portail temporel qui renvoie toujours à la même date : le 21 octobre 1960. Al lui a fabriqué une fausse identité, celle de Jake Amberson. Afin de gagner sa vie, ce dernier va utiliser un livre de résultats sportifs des mêmes années compilé par son ami Al pour parier et gagner de belles sommes d'argent. Il devient professeur d'anglais dans le lycée de Jodie, dans le Texas et va vivre une intense histoire d'amour avec une jeune bibliothécaire du nom de Sadie Dunhill et ce, tout en surveillant les faits et gestes de Lee Harvey Oswald, le présumé coupable. Seulement, la tâche s'avère compliquée puisque Jake est contraint d'affronter le passé qui se « défend » de manière violente afin de ne pas être modifié. De multiples aventures et contretemps le mèneront jusqu'au 5ème étage du dépôt de livres de la Dealey Plaza le 22 novembre 1963. Parviendra-t-il à stopper Oswald ? Parviendra-t-il à sauver le Président ? Si tel est le cas, que deviendra Sadie et quelles conséquences ses agissements auront eu sur le futur ? Il s'agit de l'enjeu final de toute cette série. 






II. Mon avis


Je viens tout juste de commencer le livre, je ne pourrais donc pas aborder la fidélité envers l’œuvre originelle. Néanmoins en termes de fidélité, je trouve que les années 60 sont très bien retranscrites à travers l’ambiance générale, l’utilisation des couleurs très tape-à-l’œil mais également au niveau des décors. Le spectateur est totalement immergé dans cette époque, au même titre que le protagoniste principal joué par James Franco. La parade dans laquelle défile le Président Kennedy et sa femme à Dallas le 11 Novembre 1963 est, elle aussi, parfaitement bien reconstituée. Chaque détail est fidèle à ce qui s’est réellement déroulé ce jour-là. Ainsi donc, malgré le côté fantastique de la série, la fidélisation à la réalité fait que le spectateur est pris dans l’histoire, parce qu’il y retrouve des éléments familiers.
D’autre part, j’ai pu noter que la série joue sur la réalité de l’époque avec la vision qu’on en a aujourd’hui. On a tous en tête une vision de ce que les années 60 ou 70 ont pu être et on s’imagine certaines choses sur l’époque en question, relevant simplement de l’imaginaire collectif. Eh bien ici, la série joue sur tout cela. Il y a un véritable contraste entre ce que l’époque a pu être, et ce que l’on croit qu’elle a été. Par exemple, à un moment donné Jake pense que toutes les voitures n’étaient pas fermées à clés dans les années 60, et il va être surpris de voir que ce n’est pas le cas du tout.

L’intérêt de la série réside aussi dans son scénario, qui est double. Ce dernier est imprévisible et nous « offre » pas mal de surprise avec l'intervention d'éléments inatendus. Généralement, un bon scénario est un scénario qui parvient à jongler entre suspense et surprise, c’est le cas ici. Quelle est la différence entre ces deux éléments ? Le suspense c’est quelque chose dont on sait que cela va se produire sans savoir quand. Et la surprise est un élément qui nous surprend.

L’utilisation du voyage dans le temps est vraiment originale. On sait tous que le voyage temporel est un thème qui a été de très nombreuses fois abordées, que ce soit dans la littérature ou dans le cinéma, renouveler le genre n’est donc pas une tâche aisée. Mais King dans son livre (et c’est ce qui nous est exposé dès le pilote) est très fort puisqu’il casse les codes habituels de la thématique du voyage dans le temps : à chaque voyage, Jake atterrit systématiquement le même jour à la même heure. A chaque fois que Jake part dans le passé et qu’il revient, lorsqu’il y retournera les compteurs sont remis à zéro. On ne connaît pas non plus les répercussions des actes commis par Jake ce qui nous oblige à regarder la série dans son intégralité pour connaître, à la fin, ce que les modifications apportées auront changé dans le futur. Ce n’est pas comme dans Retour vers le futur par exemple où une simple modification a des répercussions quasi-immédiate, comme lorsque Marty empêche la rencontre de ses parents. Dans 22.11.63, on voit ce que le personnage voit, on vit ce qu’il vit et nous l’accompagnons dans ces agissements « à l’aveugle ». 
Fait assez surprenant, on ne sait pas d’où vient ce portail temporel ni les raisons de son existence et à vrai dire, on s’en moque un peu puisque ce n’est pas le propos de la série.

La personnification du passé marque aussi un tournant par rapport à l'utilisation traditionnelle du voyage temporel. En effet, le passé ne veut pas être changé et se défend, comme s’il possédait une conscience, une âme. Le suspense est maintenu du début à la fin. Il est fort possible que les personnages puissent être tués ou blessés par le passé qui se "protège". Rien n’est joué à l’avance et c’est là que le scénario est vraiment très fort.

C’est une série qui possède une qualité constante au fil de la saison. Elle se démarque des séries au format bancal où l'objectif est d'étirer l'histoire sur plusieurs saisons. L’avantage c’est qu’elle peut se regarder d’une traite, comme je l’ai moi-même fait. Le format court permet de développer l'intrigue principale et secondaire, ne s'éternisant pas sur des sous-intrigues absolument inutiles. Nous pouvons considérer 22.11.63 comme un film divisé en plusieurs morceaux ce qui nous offre un développement plus ambitieux.

En plus de la thématique du voyage dans le temps, ce sont les codes de la romance qui se voient également être bouleversés. Ce n’est pas une histoire d’amour comme les autres, et là encore, le passé essaie d’intervenir. L'histoire d'amour peut prendre "trop" d'importance de temps à autre par rapport à l'intrigue principale mais elle juste, sincère et touchante (notamment dans le final qui est magnifique).

En fin de compte, cette mini-série cherche à brouiller les pistes, à jouer avec ce que l’on sait de la véritable Histoire, mais surtout avec ce que l’on ignore. Tout se construit progressivement autour de l’idée que Jake doit découvrir si Oswald est réellement le tueur, ce qui le pousse à confronter ses propres erreurs.


Côté réalisation, je la trouve tout simplement excellente. Les plans de Kevin Mcdonald sont beaux et fluides. J’ai remarqué de nombreux plans séquences plutôt agréables dans l’ensemble.
La photographie est très belle. Je pense par exemple aux différences de couleurs selon les époques.
[SPOILER] Notamment sur la fin, quand il revient en 2016 et que tout a changé. Pour bien insister sur le fait qu'il s'agit d'un 2016 différent, les couleurs sont beaucoup plus sombres, très proches du noir et blanc, offrant un côté apocalyptique. [FIN]
 Le casting est irréprochable. Pour ma part, je n’ai jamais vu James Franco aussi bon que dans cette série. C’est très rare d’ailleurs de le voir incarner un (premier) rôle dans une série télévisée. Sarah Gadon joue un personnage vraiment touchant, son interprétation de Sadie est incroyable. L’actrice parvient à mêler l’innocence de son personnage avec sa bienveillance et sa difficulté à « affronter » son ex-mari.


III. Conclusion


L'histoire pourrait paraître simpliste : Retour dans le passé, assassinat de JFK... Détrompez-vous ! Toute l'extraordinaire ingéniosité va se développer autour de questionnements sur la destinée, la possibilité de changer le cours des événements, nos libres choix et leurs conséquences... Le passé peut-il vraiment être modifié ?  Veut-il être modifié ? A quel prix ? Voilà le genre de questions que l’on peut se poser après avoir visionné cette série.

Personnellement, j’en avais vaguement entendu parler sans savoir vraiment de quoi il s’agissait, je ne savais même pas que c’était adapté d’un bouquin. J’ai regardé toute la saison d’un seul coup et j’ai littéralement été conquis. 22.11.63 se démarque de la plupart des productions actuelles et à mon sens, une suite n’est absolument pas nécessaire. Quand je vois ce qui a été fait avec Under the Dome j’ai très peur de ce qui pourrait advenir d’une éventuelle deuxième saison. Cette histoire se suffit à elle-même. Bien que King ait annoncé qu’il réfléchissait à une suite, j’espère qu’elle ne verra pas le jour, en tout cas je ne suis pas du tout pour. Laissons cette histoire-là où elle s’est arrêtée.

Que ce soit pour le côté thriller, le côté science-fiction ou encore le côté historique, je vous invite, vous et votre curiosité, à vous intéresser à cette magnifique production sérielle, qui mêle ingéniosité, imprévisibilité et suspense. Une série fabuleuse et pourtant si peu connue pour le moment. 

A bientôt sur Ciné-News ! (← en cliquant ici, vous retrouverez la page facebook dédiée à ce blog)
Alex