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lundi 20 mars 2017

[NEWS] Henry Cavill s'invite au casting de Mission Impossible 6


Si le retour de Tom Cruise, Simon Pegg, Jeremy Renner et Rebecca Ferguson est quasiment certain, voilà que le sixième volet de la franchise pourrait accueillir notre Man of Steel, Henry Cavill ! 

En effet, Variety rapporte que l'acteur britannique aurait rejoint le casting de Mission Impossible 6. Maintenant, la question qui se pose c'est : quel rôle va-t-il incarner ? Eh bien il semblerait que Cavill incarnerait le grand méchant de cet opus, ce qui pourrait s'avérer être intéressant. 

Christopher McQuarrie quant à lui serait toujours derrière la caméra. Êtes-vous pour un face à face Cavill/Cruise ? 

A noter que la production du film devrait logiquement débuter dès le 10 avril 2017 dans notre chère ville lumière, Paris. 



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Alex

vendredi 3 mars 2017

Critique #19 - Moonlight [OSCAR DU MEILLEUR FILM]


Note : 5/5

Waouh ... La claque que je me suis prise par ce film, c'était violent !!! Moonlight m'a tout simplement envoûté.
Le long-métrage réalisé par Barry Jenkins est sortie début février. C'est une oeuvre que je souhaitais voir à tout prix et jusqu'ici je n'en avais pas eu l'occasion. Je dois dire que la distinction qui lui a été attribué aux Oscars 2017 m'a donné une raison supplémentaire d'aller le voir, je n'ai aucun regret. 

Bande-annonce : 


Ce qui frappe au premier abord, c'est qu'il s'agit d'un film totalement différent des longs-métrages traditionnels qui possède un début, un déroulement et une fin. Là Il n’y a pas d'éléments déclencheur du récit, on suit l'histoire d'un jeune afro-américain homosexuel à 3 périodes de sa vie. C'est un film réaliste, il n'y a donc pas d'effets-spéciaux. 

Le titre Moonlight fait allusion à la lumière qui brille parfois dans les ténèbres, métaphoriquement cela renvoie à la lumière qui éclaire des choses qu'on a peur de montrer.

Nous avons affaire à un drame qui évoque la difficulté de se construire une identité dans un environnement hostile. Dès le début on y voit un enfant, Chiron (appelé aussi "Little", ou encore "Black") qui tente de chercher sa place dans le monde. Ce dernier a toujours autant de mal a se trouver durant son adolescence, et pense enfin avoir trouvé sa place une fois adulte alors que paradoxalement, il essaie d'être quelqu'un d'autre. Pour quelle raison ? Afin de se créer une carapace et de suivre éventuellement les pas de son père de substitution. 

La réalisation de Barry Jenkins est incroyable ! Le réalisateur nous offre des plans séquences stupéfiants et place parfois sa caméra à des endroits vraiment improbables pour filmer mais le rendu est excellent. J'ai remarqué un certain nombre de plans séquences en travelling. Les mouvements de caméra sont assez surprenants par moment mais tout cela permet aux spectateurs d'être immergés dans cette réalité, pas toujours facile. Jenkins favorise beaucoup la caméra épaule, nous donnant l'impression que nous sommes, nous aussi, un personnage à part entière de l'histoire. De par les différents procédés filmographiques (notamment les gros plans), je me suis senti très proche des protagonistes ce qui m'a permis d'être davantage touché par ce récit. Il est clair que le film n'est pas formaté "Hollywood", les producteurs n'avaient pas la main mise sur le montage, ni sur la réalisation et ça se sent. De ce fait, Barry Jenkins a eu une liberté totale de réalisation, le film paraît donc sincère

Le grain de la photographie apporte un côté 80's. Je ne sais pas vraiment à quelle période le film se déroule, ce n'est pas explicitement précisé du coup, je dirai qu'il se situe aux alentours des années 80 ou 90, bien qu'il paraisse être intemporel. J'ai vraiment eu un gros coup de cœur pour la photographie qui est fabuleuse. Je ne sais pas si le film a été tourné en numérique mais l'effet rendu me donne plus l'impression qu'il a été tourné en pellicule (je me trompe peut-être ...). J'ai donc eu l'impression d'être au cœur des années 80

Le casting est excellent, je n'ai pas d'autres mots. Les acteurs, quels qu'ils soient, nous prennent aux tripes. Les 3 versions de Chiron sont très bien trouvées. Il y a une évolution constante et logique de son enfance jusqu'au passage à l'âge adulte. 

Crédit : Allociné.fr

Voici le casting des trois acteurs, incarnant le même rôle. Il faut savoir que Barry Jenkins ne souhaitait pas que les acteurs choisis se croisent sur le plateau afin qu'il n'y ait aucunes influences. Le réalisateur voulait vraiment que chacun des 3 acteurs livrent leurs propres interprétations du rôle. 


L'idée que le film se déroule à 3 périodes différentes est épatante. Ce n'est pas quelque chose de courant, tout comme avoir un personnage incarné par 3 acteurs différents au sein d'un même film. C'est une idée pour le moins originale et plutôt bien menée. Les coupes qui sont faites pour passer d'une période à l'autre peuvent sembler brutales, mais elles sont avant tout logiques
Pour vraiment apprécier cette oeuvre cinématographique, il faut partir du postulat que tout est dans les "non-dit" et les expressions corporelles. Ce n'est pas un film de dialogue, ce qui est d'ailleurs cohérent avec le personnage principal. 

L'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle décerné à Mahershala Ali est totalement mérité même si je m'attendais à un temps de présence à l'écran plus conséquent. Néanmoins, pour le peu qu'on le voit, l'acteur de 43 ans crève l'écran, il n'y a pas à dire. 

Mahershala Ali qui devient le père de substitution de Chiron

Détail qui m'a paru surprenant au départ c'est qu'il n'y a aucun blanc dans le film. Mais c'est un choix logique. À mon sens, il s'agit d'un parti pris du réalisateur et ce, afin que l'on soit vraiment plongé dans le quotidien des afro-américains.

Ici il ne s'agit pas QUE de raconter l'histoire d'untel qui a vécu telle histoire ... il s'agit avant tout de raconter l'histoire d'un homme qui pourrait être n'importe lequel d'entre nous. Peu importe notre couleur de peau, n'importe qui peut se sentir touché par cette histoire. D'ailleurs, n'importe lequel d'entre nous pourrait être à sa place. 
Ne nous voilons pas la face, être noir n'est pas une "situation" facile de par les discriminations, le racisme et consort. Idem lorsque l'on est gay, chose qui à l'heure actuelle, n'est pas acceptée par tous. Alors imaginez l'histoire de cet homme, vivant dans un quartier difficile de Miami (à Liberty City il me semble), en essayant de cacher sa sexualité qu'il a peur de révéler. Effectivement, Chiron est complexé par son homosexualité et a du mal à vivre avec. Ce qui est, bien sûr, compréhensible. De ce fait, on ne peut qu'être touché
Moonlight est rempli de subtilités, de sensibilités et avant tout, d'humanisme. 

Ce qui va suivre relève en grande partie de ma subjectivité car je n'ai pas vu tous les films nommés aux Oscars dans la catégorie "Meilleur film" à part celui-ci et Tu ne tueras point, mais à mes yeux l'Oscar octroyé à ce film indépendant est justifié. Un tas d'éléments permettent à Moonlight de se distinguer de tous les films actuels et rien que pour cela, l'Oscar est mérité. 
Cependant, je pense que si l'Académie a attribué cette distinction à ce film-ci en particulier, c'est avant tout pour des raisons politiques en guise de réponse à la polémique #OscarsSoWhite de l'an dernier. Toujours est-il que la récompense est méritée en vue de la qualité magistrale de ce long-métrage

L'oeuvre de Jenkins prouve que le cinéma indépendant ne détruit pas l'industrie cinématographique mais qu'au contraire, il peut nous faire découvrir des histoires qui nous concerne. Elle prouve que le cinéma peut encore être engagé et qu'un film à petit budget peut remporter une distinction aussi prestigieuse que celle des Oscars.

En quelques mots, pour conclure, Moonlight est un film engagé, émouvant, réel, sincère et juste... Bref un chef d'oeuvre
Vous l'aurez compris, un film que je ne vous conseille pas mais que je vous ordonne de voir. Un film très très lourd comme on dit dans le jargon ! 😉

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Alex

mercredi 1 mars 2017

Critique #18 - Logan


Note : 4,8/5

Il y a 17 ans de cela sortait sur nos écrans un film réalisé par Bryan Singer. À l'époque, peu de monde croyait en son succès mais le réalisateur et les studios restaient confiants. À l'époque, personne n'aurait imaginé que grâce au succès de ce film, diverses franchises dédiées aux super-héros seront lancées. Ce film s'appelait X-Men. Mais bien sûr, à l'époque personne n'aurait parier sur ça.
Aujourd'hui, mercredi 1er Mars 2017 sort en salle un film réalisé par James Mangold, avec Hugh Jackman dans le rôle principal, au côté de Patrick Stewart. Ce film met en avant un personnage doté d'une mutation peu banale puisqu'il possède des griffes et un squelette en adamentium ainsi qu'un facteur auto-guérison. Ce film s'appelle Logan. En 2000, Hugh Jackman entrait pour la toute première fois dans la peau d'un personnage qui, au fil des années deviendra emblématique. 17 ans plus tard, l'acteur australien fait ses adieux à Wolverine, rôle qui l'a mondialement fait connaître

"Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui."


Il parait difficile de savoir où placer ce film dans la chronologie de la franchise. Souvenez-vous, il y a quelques mois je vous avais livré un article relevant des incohérences de la saga (cliquez ici pour y accéder) dans lequel j'ai beaucoup parlé de la timeline qui était assez bordélique. Pour vous l'expliquez le plus clairement possible, j'avais établi trois chronologies bien distinctes dont une, nommée "Nouvelle chronologie" dans laquelle se situent la fin de Days of Future Past et X-Men : Apocalypse. J'imagine donc que ce Logan est également placé au sein de cette chronologie-là. Rien ne contredit cela, mais de nombreuses ellipses narratives peuvent faire naître le doute. Nous nous situons seulement quelques années après la fin de Days of Future Past et nous ne savons que trop peu de choses sur ce qui s'est passé depuis lors. Néanmoins, je tiens à vous rassurer : il n'est pas nécessaire de comprendre la timeline pour comprendre ce film-ci. Bien que de petites références soient faites envers certains films de la franchise, vous parviendrez sans aucuns problèmes à comprendre cet opus. Pour ne pas vous prendre la tête, je vous conseille même de le prendre comme un film à part entière sans forcément le rattacher aux autres opus.

Maintenant que cela est dit, entrons dans le vif du sujet ! Logan est sans nul doute le meilleur des films solos consacrés à Wolverine.  Un film original et très différent de ce qui a été fait jusqu'à aujourd'hui. Cette production cinématographique s'apparente beaucoup plus aux genres du drame, de l'aventure et du road-trip qu'à un film d'action et de science-fiction traditionnel. 
Pour ma part, j'avais été très déçu de X-Men : Origins Wolverine. Wolverine : Le combat de l'immortel a plus ou moins rattrapé le coup, mais ce n'était pas LE film auquel nous pouvions nous attendre. Le gros problème du personnage de Wolverine c'est qu'il s'agit d'un mutant violent, égoïste, limite anti-héros et alcoolique. Difficile de respecter son caractère dans des films qui se veulent tout publics. Wolverine se démarque de la plupart des super-héros par sa violence et son caractère irascible. Dans la franchise X-Men, bien qu'il ait été extraordinairement incarné par un Hugh Jackman charismatique, le traitement de ce personnage ne correspondait absolument pas à son caractère initial. Au cinéma, Wolverine est toujours passé pour un gentil, un bon samaritain qui de temps en temps, déverse sa colère à travers sa bestialité. Il en est de même pour les deux films solos qui lui ont été dédiés. L'avantage du second opus, c'est qu'il traitait davantage de son humanité et de sa mortalité provisoire.
Dans Logan, le personnage éponyme est fidèle à 100% à son homologue des bande-dessinées. Le film n'est pas tout public et son interdiction au moins de 12 ans l'atteste.  Hugh Jackman est impérial. Il n'incarne pas le mutant griffu, IL EST Logan !!! Oubliez tout ce que vous pensiez connaître de James "Logan" Howlett, car le vrai, celui que nous attentions tous de voir depuis des années, est dans ce film-ci. Sans vous mentir, j'attendais énormément de cette superproduction notamment concernant ce point-là, et franchement rien que pour avoir eu affaire à un Wolverine plus bestial que jamais, je tire mon chapeau. 

J'ai grandement apprécié l'aspect scénaristique du film. Je ne sais pas pour vous mais moi j'ai senti que toute l'équipe (que ce soit le réalisateur, les acteurs, les scénaristes ou encore les producteurs) a voulu donner le meilleur d'elle-même pour nous offrir un film magistral. Quand je vous dis que cette oeuvre cinématographique est originale, ce n'est pas un mensonge. Le scénario est vraiment très bien élaboré, nous plongeant dans une intrigue haletante. Nous n'avons pas affaire à un schéma scénaristique habituel, ici nous sommes dans un road-trip. On ne sait pas où est-ce que l'histoire nous conduit et à quels obstacles les personnages vont devoir faire face. De plus, tout l'aspect dramatique dont traite ce film est plutôt rare pour le registre "super-héros". Un gros travail sur l'originalité a été opéré, ça se sent et c'est réussi !

Dès le début, on comprend que Wolverine n'est plus la même "bête" qu'avant. On le voit, et ce tout au long de l'aventure, affaibli et marqué de partout. Le mutant met beaucoup plus de temps à s'auto-guérir, souffre de plus en plus lorsqu'il sort ses griffes... Au niveau de sa caractérisation, disons que Logan n'a plus aucune attache, il refuse de se laisser vivre, il noie son chagrin dans l'alcool et a cessé de se battre depuis bien longtemps. Finalement, il n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. En ce sens, cet opus est beaucoup plus mature, beaucoup plus sombre et beaucoup plus adulte à la fois. Cela n'empêche pas au film d'avoir quelques petites séquences humoristiques. L'aspect familial est beaucoup mis en avant, notamment avec la relation Charles/Logan et Logan/Laura. On découvre une réelle alchimie entre les trois protagonistes. Charles et Logan sont plus proches que jamais, partageant une relation similaire à celle d'un père avec son fils. La figure paternelle est omniprésente tout au long du film.

Parlons de Laura (ou X-23) maintenant ! En fait, pour ne pas en dire de trop, il s'agit d'une jeune mutante traquée par des hommes du gouvernement. Elle possède exactement la même mutation que Wolverine. Malgré les tentatives de ce dernier pour ne pas se mêler aux problèmes, il va être contraint, avec l'aide de Charles, de sauver et d'aider la jeune Laura. Je ne peux vous en dire plus au risque de spoiler et franchement, j'aime autant pas. 

Dafne Keen, qui incarne la petite Laura, crève l'écran ! J'ai été époustouflé par da prestance. La jeune fille n'a pas énormément de dialogue au sein du film : dans la plupart de ces scènes, Dafne reste muette. Elle dégage vraiment quelque chose et a un jeu d'actrice incroyable, ce qui rend ses apparitions totalement remarquables.
Je n'ai jamais vu Hugh Jackman aussi à l'aise dans ce rôle (qu'il maîtrise à la perfection) que dans ce film-ci. Vraiment, Jackman est habité par Wolverine, il ne peut en être autrement. Patrick Stuart (quel plaisir de le revoir d'ailleurs) nous livre un Charles Xavier sensible, vieillard et bien différent de l'homme qu'il était autrefois. Dans son jeu d'acteur j'ai senti une pointe d'amertume, caractérisant parfaitement le personnage qu'il incarne. Effectivement, Charles Xavier semble porter en lui cette espèce de regret par rapport à un certain moment du passé (moment qui est évoqué de façon implicite au cours du film, nous apportant une réponse sur un élément qui nous interroge depuis le début du film).

Malgré l'habileté et la finesse du scénario, j'aimerai lui reprocher deux points importants :
  • Le méchant, interprété par Boyd Holdbrook n'est pas suffisamment exploité. Son caractère donne l'impression d'avoir été survolé dans son écriture, c'est bien dommage.
  • L'intrigue est géniale, comme je l'ai dit, mais le troisième acte nous laisse dubitatif (côté histoire, bien sûr). 
Le troisième acte fait place à l'action, on y voit un Wolverine violent et sanglant. Mais du coup, il y a un mauvais dosage entre récit et action. On passe trop rapidement d'un extrême à l'autre et ça peut surprendre sur le moment.

La fin, quant à elle, je sens qu'elle va diviser les spectateurs. Certains vont la trouver juste et mémorable, d'autres ne vont pas comprendre et vont certainement rester sur leur faim (c'est pas un jeu de mot, promis). Dans les deux cas, je comprends absolument ! Logan, du début jusqu'à sa fin, a su se montrer original, mettant en place des éléments dramatiques et scénaristiques que peu de monde oserait mettre dans un film de cette envergure. La prévisibilité n'a pas de place au sein de ce long-métrage. La fin est assez osée et surprenante mais cesg pour ça qu'elle fonctionne vraiment. Personne ne s'y attendait, du coup elle nous surprend. En ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié cette fin qui est dans la continuité logique des événements. Je pars du principe que la boucle est bouclée.

Avant de conclure je passe rapidement à la photographie. Monsieur John Mathieson, directeur de la photographie de ce long-métrage, un grand bravo à vous. Vous avez fait un travail très remarquable. Le visuel est fantastique. L'image est cohérente avec le ton donné au film, non vraiment, un travail fabuleux.

Je remercie toute l'équipe de Logan de nous avoir offert un film aussi formidable et original que celui-ci. Vous avez tous travaillé dur pour que le film soit réussi, sincère et apprécié. Comme beaucoup de gens, j'ai quasiment grandi avec la franchise X-Men. J'ai découvert le premier film assez jeune et je me souviens avoir immédiatement eu un profond attachement pour le personnage du Wolverine. Alors oui, même si au départ le personnage n'était pas fidèle à ce qu'il aurait vraiment dû être, je l'ai affectionné et il est vite devenu un de mes super-héros préféré. Quand j'ai appris, peu de temps avant le début du tournage, que ce film serait le dernier dans lequel Hugh Jackman incarne ce mutant que j'ai tant aimé, je ne vous cache pas avoir ressenti un petit pincement au cœur. C'est dingue de s'attacher autant à des personnages fictifs, mais sans que l'on s'en rende vraiment compte, ces personnages nous apportent tellement de choses. C'est en cela que le cinéma est très fortMonsieur Jackman, pendant 17 ans vous avez porté ce personnage avec perfection sur le grand écran, merci à vous de nous avoir vendu du rêve, de nous avoir diverti ainsi que de nous avoir fait découvrir et apprécié Wolverine

Ce Logan est porté par l'émotion d'un dernier au revoir à notre mutant devenu emblématique. Hugh Jackman nous tire sa révérence d'une manière élégante, charismatique et émouvante. Un film qui possède sa propre personnalité, ce qui est plutôt rare de nos jours. Certes il n'est pas parfait et manque sans doute de scènes qui nous prennent vraiment aux tripes, mais ce bijou crépusculaire est une réussite totale. À voir, tout simplement ! 
 Touchant, évasif et prenant, ce road-trip entraînant et sanglant est un excellent long-métrage qui, je l'espère, saura vous plaire.

Adieu Logan 

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Alex

mardi 28 février 2017

OSCARS 2017 : BILAN DE LA CÉRÉMONIE


La 89ème Cérémonie des Oscars m'a valu une nuit blanche devant CanalPlus afin de suivre l'événement ! Je peux d'ores et déjà dire que cette édition 2017 aura marqué les esprits. Victoires surprises, discours anti-Trump et cafouillage pour le prix du "Meilleur film"... Revenons ensemble sur les temps forts de la Cérémonie ainsi que sur le palmarès complet !!!

C'est la première fois que je regardais les Oscars en intégralité et en direct. Je me suis donc lancé le défi de visionner cette 89ème Cérémonie et, bien que le sommeil prît parfois le dessus, j'ai pu tenir et donc découvrir le palmarès en temps et en heure. J'ai énormément apprécié cette édition, le présentateur Jimmy Kimmel était vraiment excellent, dynamique et ne mâchait pas ses mots. Sa "rivalité" amicale avec Matt Damon était plaisante et plutôt drôle. Avec Jimmy Kimmel, tout le monde en a pris pour son grade, mais son discours était habilement écrit puisqu'il n'était en aucun cas méchant.


Ce qui m'a frappé, c'est que la polémique #OscarsSoWhite de l'an dernier a clairement changé les choses, tant au niveau social que professionnel puisque l'Académie n'a pas manqué de récompenser le documentaire sur O.J Simpson sans oublier le fabuleux Mahershala Ali de Moonlight. J'ai donc été ravi de voir que la polémique de l'an dernier a pu contribuer au changement. 

Vous aurez sans soute remarqué que de nombreux discours ont été érigés contre Trump. On y a retrouvé, lors de la Cérémonie, un certain nombre de discours engagés, dû notamment au climat politique qui règne aux Etats-Unis. De cette manière, Kimmel n'a pas hésité à faire allusion au propos de Donald Trump envers Meryl Streep lorsqu'il s'adresse à cette dernière en début de Cérémonie en la traitant (gentiment évidemment) "d'actrice surcotée" (pour citer ce que Trump avait dit à son égard)
D'autre part, aux environs de 4h du matin, ici chez nous, soit deux heures après le début de la Cérémonie, Jimmy Kimmel a carrément twitté en direct à Donald Trump, "inquiet" que le Président des USA n'est pas encore réagi à la soirée.

Le moment le plus poignant et émouvant des Oscars 2017 est sans aucun doute le discours tenu par Viola Davis, sacrée meilleure second rôle féminin dans Fences"Vous savez, il y a un endroit où tous les plus grands talents potentiels sont réunis, un seul endroit. Le cimetière." C'est par ces mots forts que l'actrice a commencé son discours de remerciement. "On me demande tout le temps : Quelle genre d'histoire veux-tu raconter Viola? Et je réponds : Exhumez ces gens, exhumez ces histoires. Les histoires de ces gens qui rêvaient grand mais ne virent jamais ces rêves se réaliser." 
Dans son discours, Viola Davis remercie toute son équipe d'avoir mené un "film qui parle des vrais gens."
Ainsi, l'actrice qui explique qu'elle a choisi cette profession parce que "c'est le seul métier qui célèbre la vie" a réussi à émouvoir son public jusqu'aux larmes.

Les grands vainqueurs de l'édition 2017 des Oscars sont clairement La La Land, qui repart avec 6 statuettes (contre 14 nominations), et Moonlight, qui en a remporté 3, dont celle du "Meilleur film"Manchester by the Sea et Tu ne tueras point repartent, quant à eux, avec 2 statuettes chacun.
Pour ma part, la victoire de Moonlight en tant que "Meilleur film" est une avancée et un élan dans le bon sens. Le film traite d'un afro-américain, luttant contre sa famille et son milieu (scolaire et social) pour vivre son homosexualité, essayant de s'affirmer, tout en restant fidèle à lui-même. Nous n'avons pas l'habitude de voir ce genre d'oeuvre être primée de cette façon à une Cérémonie aussi prestigieuse que celle des Oscars. Il s'agit pour moi d'une véritable victoire, dans tous les sens du terme et pas seulement cinématographiquement parlant. Cette distinction fait taire à elle seul la polémique de l'an dernier.

En outre, Mahershala Ali, sacré "Meilleur second rôle masculin" pour le long-métrage en question, est le premier acteur musulman à se voir décerné un Oscar. Ces deux victoires permettent de briser les clichés et les stéréotypes du cinéma américain, prouvant ainsi que petit à petit, l'industrie cinématographique parvient à se "décomplexer".
Ce film indépendant a su prouver que le cinéma peut encore être engagé

Finalement, les Oscars 2017 nous ont offert un grand nombre de surprise. On s'attendait par exemple à ce que La La Land rafle davantage de statuettes. Six c'est très bien et en ce sens, le film repart gagnant. Mais ce que je tends à dire, c'est que la comédie musicale de Damien Chazelle était la grande favorite pour toutes les catégories dans lesquelles le film était nommé. Du coup, moi je pensais que les autres films, nommés dans ces mêmes catégories, auraient peu de chances. Je ne vous cache pas mon étonnement lorsque Tu ne tueras point l'a emporté dans les catégories "Meilleur montage" et "Meilleur mixage son" face à La La Land.
Idem pour le prix du "Meilleur acteur" ! Personnellement, Ryan Gosling n'est pas un acteur extraordinaire. Certes il est classe et plutôt charismatique, mais c'est un acteur que je trouve banal. Je ne souhaitais pas qu'il obtienne cette distinction même si, objectivement, il avait tout pour l'avoir. D'après mon pronostic, ce prix allait se jouer entre Gosling et Denzel Washington, jamais j'aurais cru Casey Affleck vainqueur. J'aurais voulu qu'Andrew Garfield l'emporte pour sa magnifique prestation dans Tu ne tueras point mais je savais par avance qu'il n'aurait aucune chance.

Tout le monde voyait La La Land remporter le maximum de statuette, mais ce n'est finalement pas le triomphe annoncé. Cela nous prouve surtout que l'Académie fait des choix juste et justifié. Les votants ont essayé d'être le plus objectif possible, et le palmarès le prouve.

D'ailleurs, avant de passer au palmarès complet, j'aimerais rapidement parler de l'énorme erreur qui a eu lieu en fin de Cérémonie, concernant la catégorie "Meilleur film". En effet, en plein discours de remerciement du meilleur film, l'équipe de La La Land découvre qu'une mauvaise enveloppe a été ouverte
Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, Warren Beatty annonce La La Land comme grand vainqueur. Il s'agit en fait d'une erreur d'enveloppe. Il y a eu un gros cafouillage en coulisse et par conséquent, l'enveloppe remise à Warren Beatty était en réalité celle de la "Meilleure actrice", distinction décernée quelques minutes plus tôt à l'imminente Emma Stone.



La confusion s'est rapidement installée, non seulement chez les acteurs de Moonlight, mais aussi chez le public totalement ébahi, par ce qui a été baptisé « la plus grosse erreur de l’histoire des Oscars », comme en témoigne cette photo : 
Le moment où les stars ont réalisé que Moonlight était l'Oscar du meilleur film, et pas La La Land.

Un cliché qui restera certainement dans l'histoire des Academy Awards


Et maintenant, venons-en au palmarès : 
  • Meilleur film : Moonlight, de Barry Jenkins
  • Meilleur réalisateur : Damien Chazelle pour La La Land 
  • Meilleur acteur : Casey Affleck pour Manchester by the Sea
  • Meilleure actrice : Emma Stone pour La La Land
  • Meilleur acteur dans un second rôle : Mahershala Ali pour Moonlight
  • Meilleure actrice dans un second rôle : Viola Davis pour Fences 
  • Meilleur long-métrage d'animation : Zootopie
  • Meilleure photographie : La La Land
  • Meilleure création de costume pour Les Animaux Fantastiques
  • Meilleur long-métrage documentaire pour O.J : Made in America
  • Meilleur court-métrage documentaire : The White Helmets 
  • Meilleur montage : Tu ne tueras point
  • Meilleur film en langue étrangère : Le client
  • Meilleurs maquillages et coiffures : Suicide Squad
  • Meilleure chanson originale : City of Stars dans La La Land
  • Meilleure musique : La La Land 
  • Meilleurs décors : La La Land
  • Meilleur court-métrage d'animation : Piper 
  • Meilleur court-métrage de fiction : Sing
  • Meilleur montage du son : Premier contact
  • Meilleur mixage du son : Tu ne tueras point
  • Meilleurs effets visuels : Le Livre de la jungle 
  • Meilleure adaptation : Moonlight
  • Meilleur scénario original : Manchester by the Sea 


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Alex

samedi 25 février 2017

[NEWS] CÉSAR 2017 : LE PALMARÈS COMPLET


Hier soir a eu lieu la 42ème édition des César 2017 avec, comme maître de cérémonie, Jerôme Commandeur. 

C'est le long-métrage Elle de Paul Verhoeven qui sort grand gagnant de cette édition avec le prix du "Meilleur film" mais aussi pour le sacre d'Isabelle Huppert dans la catégorie "Meilleure actrice"
Divines, de Houda Benyamina, et Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, sont repartis vainqueurs eux aussi, avec pas moins de trois statuettes. 
A noter que le film d’animation Ma vie de Courgette décroche deux récompenses, à l’instar de Chocolat.

Deux grands moments forts sont à retenir !
Tout d'abord, l'hommage fait à Jean-Paul Belmondo par notre cher Jean Dujardin



L'autre grand moment de la soirée concerne le duo hilarant George Clooney/Jean Dujardin. En effet, Dujardin a été désigné pour remettre le César d'Honneur à son ami Mr. Nespresso George Clooney. Le duo avait préparé un sketch bourré d’humour et s’est attaqué à Donald Trump avec une grande finesse. L'acteur, récompensé par le passé grâce à son rôle dans The Artist, s'est lancé dans une traduction, parfois modifiée, de George Clooney. Quand ce dernier remercie le cinéma français, Jean Dujardin traduit ses propos par "Donald Trump est un danger pour le monde". Ou encore lorsque l'interprète de Dany Ocean lance : "Nous, citoyens du monde, devons lutter encore plus fort pour que la haine ne l'emporte pas", Jean Dujardin ajoute "Et pour que les JO 2024 soient à Paris et pas à Los Angeles".   
"Nous ne devons pas être menés par la peur dans un âge de déraison. Si nous creusons dans notre histoire, nous verrons que nous ne descendons pas de gens qui avaient peur", a conclut George Clooney, cette fois d'un ton un peu plus solennel.
Voilà une courte partie de ce sketch : 




Voici les vainqueurs principaux de la Cérémonie : 

  • Meilleur film : Elle de Paul Vehoeve
  • Meilleure réalisation : Xavier Dolan pour Juste la fin du monde
  • Meilleure actrice : Isabelle Huppert pour Elle
  • Meilleur acteur : Gaspard Ulliel pour Juste la fin du monde

Et maintenant, découvrez le reste du palmarès : 


  • Meilleure actrice dans un second rôle

  • Déborah Lukumuena pour Divines

  • Meilleur acteur dans un second rôle

  • James Thierrée pour Chocolat

  • Meilleur espoir féminin

  • Oulaya Amamra pour Divines

  • Meilleur espoir masculin

  • Niels Schneider pour Diamant noir

  • Meilleure adaptation

  • Céline Sciamma pour Ma vie de Courgette

  • Meilleur scénario original

  • Sólveig Anspach et Jean-Luc Gaget pour L’effet aquatique

  • Meilleur premier film

  • Divines de Houda Benyamina

  • Meilleur long métrage d’animation

  • Ma vie de courgette de Claude Barras

  • Meilleur film étranger

  • Moi, Daniel Blake de Ken Loach

  • Meilleur film documentaire

  • Merci Patron ! de François Ruffin

  • Meilleure musique

  • Ibrahim Maalouf pour Dans les forêts de Sibérie

  • Meilleure photographie

  • Pascal Marti pour Frantz

  • Meilleur montage

  • Xavier Dolan pour Juste la fin du monde

  • Meilleurs costumes

  • Anaïs Romand pour La Danseuse

  • Meilleurs décors

  • Jérémie D. Lignol pour Chocolat

  • Meilleur son

  • Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Réty, Jean-Paul Hurier pour L’Odyssée

  • Meilleur court métrage

  • Maman(s) de Maïmouna Doucouré et Vers la tendresse de Alice Diop

  • Meilleur court métrage d’animation

  • Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija

  • César d’honneur : George Clooney
Rendez-vous dans la nuit de dimanche à lundi pour découvrir le palmarès des Oscars 2017

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Alex